Le premier sommet des dirigeants africains du second mandat du président Donald Trump se tiendra la semaine prochaine à Washington, avec des chefs d’Etat des pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, rapportent les médias américains

La réunion se tiendra du 9 au 11 juillet et réunira Trump avec ses homologues du Gabon, de la Guinée-Bissau, du Libéria, de la Mauritanie et du Sénégal.
Ce rendez-vous intervient dans un contexte de désengagement des Etats-Unis du continent marqué par l’arrêt avec fracas, de tous les financements portés par l’Usaid. L’administration Trump a élagué l’essentiel de l’aide étrangère américaine à l’Afrique dans le cadre d’un plan visant à réduire les dépenses qu’elle juge inutiles et non conformes à la politique «America First.» Elle affirme vouloir se concentrer sur le commerce et l’investissement et «favoriser la prospérité mutuelle.» L’autre sujet qui fâche concerne les restrictions au visa ciblant plusieurs pays africains et dont les ressortissants sont persona non grata aux Etats-Unis.
Le Secrétaire d’Etat américain (ndlr : ministre des Affaires étrangères) Marco Rubio a justifié la nouvelle doctrine de Washington envers le continent : «les Etats-Unis abandonnent un modèle basé sur la charité et favoriseraient les nations qui démontrent à la fois la capacité et la volonté de s’aider elles-mêmes.»










![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)
