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Ceux qui s’émeuvent autant de l’histoire des tirailleurs que de celle de Sankara ou de Lumumba. Ceux qui ont goûté au thieb, à l’ugali et au couscous et qui se revendiquent des trois cultures culinaires. Ceux qui reçoivent les médailles et en remettent avec autant de fierté à leurs frères africains. Ceux qui travaillent pour et se réjouissent des progrès où qu’ils soient sur le continent.

Les indicateurs chiffrés confirment ce changement d’échelle. Plus de 1,34 million de spectateurs ont assisté aux 52 rencontres disputées dans neuf stades répartis sur six villes, soit près de 26 000 personnes par match en moyenne. Selon la Confédération africaine de football (CAF), les revenus commerciaux ont progressé de plus de 90 %, portés par la revalorisation des droits télévisés et l’élargissement du portefeuille de sponsors. À la fois plus suivie, plus rentable et plus visible, la CAN marocaine s’impose comme l’édition la plus dense jamais organisée.

«Cette réussite marocaine est aussi une réussite africaine.» En une phrase, le communiqué du Cabinet royal publié au lendemain de la finale a donné le ton : la Coupe d’Afrique des nations organisée au Maroc se veut un jalon continental, et non une simple vitrine nationale. Derrière la formule, un constat largement partagé dans les milieux sportifs et institutionnels africains : la CAN 2026 a fait franchir un seuil à la compétition.