Tous les articles qui parlent de Henri-Claude Oyima

L’introduction en Bourse de BGFI Holding Corporation s’achève sur un succès retentissant. Avec 7 601 souscripteurs répartis dans 24 pays et une forte mobilisation des investisseurs individuels, l’opération consacre la première multinationale cotée à la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC). Une avancée majeure pour le Groupe BGFIBank et pour l’ensemble du marché financier régional

La crise est telle, que les réserves de change du pays ont également fondu pour se retrouver en dessous de zéro mois d’importations des biens et services à fin septembre 2025, révèle la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) dans son dernier rapport sur la politique monétaire. Ce qui signifie que pour financer ses importations, le Gabon ayant consommé sa quote-part dans la cagnotte commune des six pays de la Cemac (Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, République Centrafricaine, Tchad et Congo-Brazzaville), Libreville compte sur la solidarité de ses partenaires.

Le ministre des Finances gabonais, Henri-Claude Oyima, n’aura pas eu le temps de fêter le passage au nouvel an. Son patron, le Président Brice Oligui Nguema l’a limogé jeudi 1er janvier, alors que le pays est aux prises avec une pénurie sans précédent de liquidités et une accumulation des arriérés du Trésor envers ses fournisseurs et les adjudicataires des marchés publics.

Ce qui est certain, c’est que l'année prochaine sera celle de la bascule culturelle pour le fisc, mais aussi, pour les contribuables. Le projet de loi de finances introduit l'obligation de facturation électronique pour toutes les entreprises réalisant plus de 30 millions FCFA de chiffre d'affaires. Chaque transaction devra être enregistrée dans un système certifié, interconnecté à la direction générale des Impôts (DGI).

Le projet de loi de Finances 2026 actuellement au Parlement, devrait marquer une rupture. En plus de la digitalisation de l’administration fiscale, Libreville veut élargir l’assiette de l’impôt pour porter le rendement fiscal à 17% du PIB, contre 14,3% en 2024, soit 2,7 points en un an ! In fine, l’objectif stratégique est de réduire la forte dépendance du budget de l’Etat au pétrole.

Ces arriérés fiscaux appelés également «reste à recouvrer» qui donnent des migraines aux argentiers du continent, se chiffrent à près de 531 milliards FCFA pour 2023 et 273 milliards pour 2024. «Ces montants concernent principalement les centres fiscaux de la Direction générale des Impôts,» précise le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué.

C’est le ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations himself, Henri-Claude Oyima, qui a lancé en grande pompe mardi 14 octobre, une vaste campagne de recouvrement d’impayés d’impôts avec l’objectif de récupérer plus de 803 milliards FCFA, soit 1,4 milliard de dollars, dus par les entreprises sur les deux dernières années

Le premier accord, d’un montant de 3 milliards de dollars US, servira à financer les infrastructures, notamment minière, énergétique et ferroviaire. Ce financement est appuyé par un fonds additionnel de 200 millions d’euros pour la construction de trois centrales électriques à Libreville, Port-Gentil et Lambaréné. L’objectif, via ce fonds de 200 millions d’euros, atteindre une augmentation de 300 mégawatts de capacité de production électrique pour stimuler le secteur industriel du pays. C’est également un moyen de positionner le Gabon comme un acteur industriel régional capable de transformer localement ses ressources. C’est un des engagements du Président de la République.

La nouvelle stratégie de développement du Gabon prônée par le président de la république, Brice Clotaire Oligui Nguema, et son gouvernement récemment constitué, intéresse les milieux d’affaires. En témoigne les 1700 milliards de FCFA, environ 3,03 milliards de dollars US, qu’Afreximbank vient de signer avec le gouvernement gabonais à travers deux accords  

«C'est une étape normale de notre trajectoire de croissance, après avoir stabilisé nos fondamentaux, renforcer notre leadership, et après avoir appuyé notre présence dans nos territoires d'implantation,» fait remarquer Huguette Oyini, DGA du groupe dont le président avait été nommé ministre de l’Economie et des Finances. Et d’ajouter : «il était temps d'engager ce projet d'envergure qui nous permettra donc d'avoir accès à de nouveaux moyens de financement. Cela nous permettra de continuer à financer notre développement, de continuer à innover et bien entendu de mieux accompagner notre clientèle,» rapporte notre confrère Ecofin.

La holding financière gabonaise BGFIBank a officialisé mardi 25 juin, son introduction à la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC), en marge d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Libreville. L’opération prévue le 15 juillet, se traduira par une augmentation de capital de 15,7 milliards FCFA (environ 28,5 millions de dollars), des ressources qui seront allouées au développement de la holding ainsi qu’à son nouveau «Projet d’entreprise 2026-2030.»

Dans leur commentaire, les analystes de Fitch Ratings expliquent que la note «CCC» reflète un PIB par habitant supérieur à celui de ses pairs, contrebalancé par une forte dépendance à l'égard des recettes volatiles des hydrocarbures et des déficiences persistantes de la gestion des finances publiques. Ces faiblesses sont exacerbées par les tensions sur le marché régional de la dette et l'accès limité aux financements extérieurs.

L’agence de notation financière Fitch Ratings a maintenu inchangée la note souveraine «CCC» du Trésor tout en relevant une fragilité persistante des finances publiques et des déséquilibres budgétaires accentués par une gestion jugée inefficiente et une forte dépendance des recettes pétrolières

Dans leur commentaire, les analystes de Fitch Ratings expliquent que la note «CCC» reflète un PIB par habitant supérieur à celui de ses pairs, contrebalancé par une forte dépendance à l'égard des recettes volatiles des hydrocarbures et des déficiences persistantes de la gestion des finances publiques. Ces faiblesses sont exacerbées par les tensions sur le marché régional de la dette et l'accès limité aux financements extérieurs.

Le gouvernement gabonais lance une série d’initiatives ambitieuses pour moderniser son économie, améliorer les conditions de vie des citoyens et renforcer sa souveraineté énergétique et alimentaire. Pour ce faire, cinq fonds publics seront créés dans les semaines à venir pour soutenir des secteurs clés comme l’énergie, le logement, les infrastructures, la pêche et l’agriculture.