Tous les articles qui parlent de Martin Fayulu

Pendant des décennies, la vie politique congolaise a été dominée par une élite qui imposait ses choix, ses alliances, ses ruptures et ses compromis, en demandant au peuple d’obéir sans poser de questions. Tout était justifié au nom de la «dynamique politique,» où les alliances se font et se défont au gré des intérêts personnels. Mais cette époque est révolue.

Son dernier discours, censé éclairer sa position sur la situation dramatique à l’Est, a au contraire révélé une posture confuse, déconnectée des enjeux géopolitiques et humanitaires. Aucune proposition concrète. Aucun plan structuré. Aucune condamnation forte des acteurs du chaos. À la place : des déclarations vagues, des rappels à sa légitimité politique passée, et un ton qui laisse penser que l’objectif premier reste un retour dans les sphères du pouvoir — non pas pour transformer le Congo, mais pour s’y repositionner.

Alors que la République Démocratique du Congo est secouée par une guerre brutale à l’Est du pays, exigeant des positions fermes, des actions concrètes et une vision de paix durable, certains leaders politiques peinent à se situer. Martin Fayulu, longtemps perçu comme un porte-voix de l’opposition et un symbole de résistance post-électorale, apparaît désormais comme un acteur en perte de crédibilité, davantage guidé par le calcul politique que par un engagement réel pour la nation.

Le Président sortant, Félix Tshisekedi, se place très largement devant ses concurrents, selon les premiers résultats partiels de la présidentielle du 20 décembre, publiés jeudi 28 décembre par la Commission électorale, lui créditant de 76% des voix.

Sur 12,5 millions de voix comptabilisées par la commission électorale (CENI), Félix Antoine Tshisekedi, en obtient 9,5 millions. Il est suivi par Moïse Katumbi ( 16,5% des voix) et Martin Fayulu (4,46 %), très loin du score réalisé à la présidentielle de 2018.

RDC : Martin Fayulu va boycotter la présidentielle

L’opposant congolais Martin Fayulu, qui avait revendiqué la victoire à l'élection présidentielle de 2018 en RDC, a annoncé lundi, boycotter, ainsi que son parti, le processus électoral en cours à six mois des élections générales prévues le 20 décembre.