Le Président sortant, Félix Tshisekedi, se place très largement devant ses concurrents, selon les premiers résultats partiels de la présidentielle du 20 décembre, publiés jeudi 28 décembre par la Commission électorale, lui créditant de 76% des voix.
Sur 12,5 millions de voix comptabilisées par la commission électorale (CENI), Félix Antoine Tshisekedi, en obtient 9,5 millions. Il est suivi par Moïse Katumbi ( 16,5% des voix) et Martin Fayulu (4,46 %), très loin du score réalisé à la présidentielle de 2018.
Environ 43 millions d’électeurs étaient attendus aux urnes le 20 décembre dernier pour élire le Président de la République dans un scrutin à un tour. Critiquée pour les nombreux couacs dans l’organisation de l’élection, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’a pas encore communiqué le taux de participation. L’influente Mission d’observation électorale des églises catholique et protestante (CENCO-ECC) a noté que «grâce au dispositif de comptage parallèle des voix qu’elle a mis en place», elle a constaté qu’un candidat (ndlr : Tshisekedi) «s’est largement démarqué des autres avec plus de la moitié de suffrages à lui seul.» Sans aller jusqu’à remettre en cause la sincérité du scrutin, la mission a néanmoins relevé de «nombreux cas d’irrégularités susceptibles d’affecter l’intégrité des résultats de différents scrutins, en certains endroits.»
Elle a invité dans son rapport dévoilé jeudi à Kinshasa, la CENI, la Cour constitutionnelle ainsi que d’autres cours et tribunaux «habilités, à tirer, en toute responsabilité, toutes les conséquences qui s’imposent, en fonction de l’incidence sur la base des calculs des résultats pour le scrutin concerné, avant de proclamer respectivement les résultats provisoires et définitifs des différents scrutins.»
Les résultats globaux seront publiés le 31 décembre, selon la CENI qui prévoit la publication des résultats provisoires des législatives nationales et provinciales au 3 janvier 2024. Les résultats des élections municipales, eux, seront dévoilés le 4 février 2024. L’opposition (hormis Katumbi) conteste les résultats évoquant des «irrégularités» et exige l’annulation des scrutins et la mise en accusation des dirigeants de la Commission électorale.





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