L’opposant congolais Martin Fayulu, qui avait revendiqué la victoire à l’élection présidentielle de 2018 en RDC, a annoncé lundi, boycotter, ainsi que son parti, le processus électoral en cours à six mois des élections générales prévues le 20 décembre.
Fustigeant le manque de transparence dans le processus depuis la constitution des membres du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et l’opération de recensement des électeurs, l’opposant a décidé de ne pas participer à tout le processus électoral dont la présidentielle de la fin de l’année. «Nous annonçons à l’opinion nationale et internationale que nous avons décidé de ne pas déposer les candidatures de nos membres à tous les niveaux des élections tant que le fichier électoral, la liste des électeurs ne sera pas refaite dans la transparence et auditée par un cabinet extérieur compétent», a-t-il déclaré.
Martin Fayulu, 66 ans, qui estime avoir été volé de sa victoire en 2018, accuse le président Félix Tshisekedi au pouvoir depuis 2019, de vouloir “obtenir un autre mandat frauduleux afin de changer la Constitution en rallongeant le mandat du président de la République à sept ans.» Sa position rejoint celle de l’ancien président Joseph Kabila dont les lieutenants ont boycotté les opérations de recensement des électeurs.
L’opposition accuse le chef de l’Etat Tshisekedi, 60 ans, ancien opposant à Kabila, de contrôler la Cour constitutionnelle et la Commission électorale dont la désignation de son président (Dénis Kadima) a été vivement contestée par les principales confessions religieuses, l’opposition et une partie de la société civile. La Commission électorale s’apprête à ouvrir ses bureaux, dans un mois, pour le dépôt des candidatures pour les législatives nationales et provinciales qui seront couplées à la présidentielle le 20 décembre 2023.





République démocratique du Congo




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