Les émissaires de quatre leaders de l’opposition congolaise sur les cinq représentés à des discussions organisées la semaine dernière à Pretoria ont adopté un programme commun porté par une coalition en vue des élections (présidentielle, législatives et provinciales) du 20 décembre. Martin Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle de 2018 (ndlr : il n’a jamais reconnu sa défaite et se considère toujours comme le «président élu»), préfère faire bande à part.
Quatre sur cinq candidats de l’opposition qui étaient représentés aux discussions, organisées à Pretoria sous l’égide des ONG ITI (In Transformation Initiative) et Kofi Annan Foundation, sont l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Tchapwe, le prix Nobel de la paix Denis Mukwege, l’ancien Premier ministre Matata Ponyo (qui s’est rallié ce matin à Moïse Katumbi) et le député Delly Sesanga.
«Les discussions ont été très constructives, nous avons fait un travail de sherpas, il appartient maintenant aux candidats de poursuivre ce travail », au Congo, en vue d’un éventuel ticket commun pour la présidentielle, a déclaré à l’AFP Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi. Les délégués ont considéré que la nouvelle coalition, baptisée «Congo Ya Makasi» («Un Congo fort», en lingala), devait être bâtie sur des valeurs et un programme commun plutôt que sur des personnes, a-t-il précisé.
Les représentants des candidats ont produit des documents cadres pour cette coalition d’opposition, identifiant des axes de convergence en termes de vision, de valeurs et de programme, ont confirmé les ONG organisatrices dans un communiqué.
Les quatre piliers du programme commun
Leur programme commun repose sur quatre piliers : la sécurité et l’institutionnel (lutte contre la corruption, réduction du train de vie des institutions…), l’émergence économique (croissance durable, réhabilitation des infrastructures de transports…), le social et la protection de l’environnement.
Les émissaires ont aussi défini des critères d’identification du « candidat commun idéal », qui donnerait le plus de chances à la coalition de l’emporter face à Félix Tshisekedi, candidat à un second mandat de cinq ans.
Selon une source proche des discussions, les émissaires de Martin Fayulu n’ont pas signé l’accord en raison de certaines «questions en suspens.» En réalité, la «question en suspens» est l’exigence de Fayulu de conduire à nouveau la coalition, comme à la présidentielle de 2018.





République démocratique du Congo
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




