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Des analystes interrogés par Reuters ont indiqué qu'il était inhabituel que des prêts à si court terme soient proposés à des taux aussi bas. Selon eux, «cela reflète des inquiétudes quant à la capacité du Sénégal à rembourser à court terme ses emprunts, même ceux de faible envergure.» Le Sénégal est confronté à une crise de la dette après la découverte de plus de 11 milliards de dollars de dettes «non déclarées» sous Macky Sall, ce qui porte le ratio dette/PIB à plus de 119 % et pousser le Fonds monétaire international (FMI) à suspendre le programme de prêts de 1,8 milliard de dollars.

Les prêts commerciaux à court terme du Sénégal sont proposés avec des décotes importantes, ont relevé des professionnels à la City, soulignant les inquiétudes quant à la capacité de Dakar à honorer ses obligations financières. Les prêts en euro du Sénégal arrivant à échéance dès février 2026 font actuellement l'objet de discussions sur le marché à un taux égal ou inférieur à 80 centimes d'euro.

La «cohabitation» Diomaye-Sonko tient encore mais jusqu’à quand ? Porté à la présidence du Sénégal avec le score confortable de 54%, Bassirou Diomaye Faye, le candidat par défaut doit, incontestablement, ce succès éclatant à l’aura politique de son ami et ténor Ousmane Sonko «empêché» de se présenter par un Macky Sall qui était loin d’envisager le plan B du Pastef face au dauphin qu’il s’était choisi.

Au Sénégal, le slogan de la dernière campagne présidentielle, «Diomaye mooy Sonko,» a pris un sérieux coup de vieux à cause de la récente – et toujours actuelle – crise de légitimité politique entre le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Si, au sein de la majorité présidentielle, et notamment du Pastef, on fait tout pour colmater les brèches et sauver les apparences d’un pouvoir bicéphale qui tient la barre, le processus de délégitimation politique du chef déclaré de l’Exécutif au profit du leader effectif du régime en place depuis l’élection présidentielle du 24 mars 2024 semble bien enclenché.

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a qualifié de mascarade le coup de force des militaires bissau-guinéens et a exigé la poursuite du processus électoral, ajoutant ainsi sa voix à un concert de réprobations dans la sous-région. Malgré l’avalanche des condamnations du coup d’Etat, la junte a pris des mesures pour consolider son pouvoir, annonçant ce vendredi 28 novembre, la nomination d'Illidio Vieira Té au poste de Premier ministre.

Le désormais ex-président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, renversé par un coup d'Etat en milieu de semaine, est arrivé discrètement jeudi 27 novembre au Sénégal à bord d'un vol spécial suite à une intervention de la Cédéao, a révélé le ministère sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, dans un communiqué jeudi dans la soirée.