Les prêts commerciaux à court terme du Sénégal sont proposés avec des décotes importantes, ont relevé des professionnels à la City, soulignant les inquiétudes quant à la capacité de Dakar à honorer ses obligations financières. Les prêts en euro du Sénégal arrivant à échéance dès février 2026 font actuellement l’objet de discussions sur le marché à un taux égal ou inférieur à 80 centimes d’euro.
Des analystes interrogés par Reuters ont indiqué qu’il était inhabituel que des prêts à si court terme soient proposés à des taux aussi bas. Selon eux, «cela reflète des inquiétudes quant à la capacité du Sénégal à rembourser à court terme ses emprunts, même ceux de faible envergure.»
Le Sénégal est confronté à une crise de la dette après la découverte de plus de 11 milliards de dollars de dettes «non déclarées» sous Macky Sall, ce qui porte le ratio dette/PIB à plus de 119 % et pousser le Fonds monétaire international (FMI) à suspendre le programme de prêts de 1,8 milliard de dollars.
Les analystes et les investisseurs estiment de plus en plus probable que le Sénégal n’aura d’autre choix que de restructurer sa dette via un rééchelonnement compte tenu de ses besoins de financement croissants et de l’absence de programme du FMI. Pour l’instant, les pourparlers avec le FMI au sujet d’un nouveau prêt de sauvetage, font du surplace, le Premier ministre Ousmane Sonko, rejetant toute restructuration qu’il a qualifiée de «honteux.»
Les taux d’intérêt des prêts reflètent la baisse des obligations internationales du pays, qui ont atteint des niveaux records ces dernières semaines. Le prix des obligations d’Etat sénégalaises continue de plonger. Les obligations à court terme, arrivant à échéance en 2028 et libellées en euros, se négocient actuellement à environ 70 centimes d’euro, tandis que les obligations en dollars et en euros arrivant à échéance en 2031 et au-delà se négocient entre 54 et 61 centimes, selon les données de Tradeweb, bien en dessous du seuil de 70 centimes en dessous duquel une dette est assimilée à une créance en souffrance. Selon les prévisions gouvernementales, les échéances de paiement de dettes commerciales par le Trésor sont estimées à 1,8 milliard de dollars.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)










