Sous pression après des révélations troublantes, le Fonds monétaire international admet des dysfonctionnements dans ses mécanismes de contrôle et promet des réformes en profondeur.
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé l’ouverture d’une enquête interne dans l’affaire dite de la dette cachée, un dossier qui agite fortement le débat public au Sénégal. L’information a été confirmée jeudi 4 décembre par la Direction de la communication de l’institution, signe que l’affaire est prise très au sérieux au plus haut niveau.
«Comprendre comment ces anomalies ont pu passer inaperçues»
« Nous menons actuellement une enquête interne afin de comprendre comment ces anomalies ont pu passer inaperçues, et également afin de renforcer les mesures de sécurité dans nos propres processus,» a déclaré Julie Kozack, Directrice du Département des communications au FMI, citée par Reuters.
Selon elle, cette révision interne portera notamment sur les cadres d’intégrité des données du FMI. L’objectif : consolider les dispositifs de contrôle, améliorer la détection d’éventuelles irrégularités et renforcer la formation du personnel.
Une décision difficile laissée à Dakar
Tout en reconnaissant les vulnérabilités liées au niveau d’endettement du Sénégal, Julie Kozack rappelle que la décision d’engager — ou non — une restructuration partielle de la dette appartient exclusivement aux autorités nationales.
Le FMI, de son côté, entend tirer les enseignements de cette affaire sensible, qui met en lumière les limites de ses propres systèmes de surveillance.











