Le groupe marocain OCP, leader mondial des phosphates et des engrais, s’apprête à lancer une émission d’obligations subordonnées perpétuelles sur le marché local d’un montant de 5 milliards de dirhams (541 millions de dollars). La souscription va s’étaler du 11 au 15 juin déclinée en 50.000 obligations d’une valeur nominale unitaire de 100.000 dirhams. Pour cette opération, le groupe OCP est assisté par CDG Capital et Attijari Finances Corp, filiale du groupe Attijariwafa bank en qualité de conseillers financiers.
L’obligation subordonnée perpétuelle se distingue de l’obligation classique en raison, d’une part, du rang de créances contractuellement défini par la clause de subordination et, d’autre part, par sa durée indéterminée. L’effet de la clause de subordination est de conditionner, en cas de liquidation de l’émetteur, le remboursement de l’emprunt au désintéressement de toutes les autres dettes y compris les emprunts obligataires subordonnés à maturité déterminée qui ont été émis et qui pourraient être émis ultérieurement.
Par ailleurs, cette obligation subordonnée perpétuelle n’a pas de date d’échéance déterminée mais pourra être remboursée à compter de la 1ère date d’option de remboursement, au gré de l’émetteur, selon les tranches, à partir de la 6ème année pour les Tranches A et B, de la 12ème année pour la tranche C, à partir de la 20ème année pour la tranche D et à tout moment dans le cas de survenance d’un évènement qui pourrait avoir un impact sur la maturité prévue et sur les conditions de réinvestissement.
L’opération visée par l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), permettra notamment de renforcer les capacités de financement du groupe OCP tout en soutenant ses investissements liés à la transition énergétique, à l’autonomie hydrique et à la décarbonation de ses activités. Les fonds mobilisés seront entièrement affectés au programme d’investissement 2023-2027, estimé à 13 milliards de dollars, en vue d’augmenter sa production grâce aux intrants verts.
Cette levée sur le marché intérieur vient s’ajouter à une émission internationale de 1,5 milliard de dollars effectuée en avril dernier sous forme d’obligations hybrides. L’opération avait suscité un engouement auprès des investisseurs, avec près de 7 milliards de dollars d’ordres, soit plus de quatre fois le montant initial.


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