Tous les articles qui parlent de Pedro Sanchez

Ces dernières semaines, on a observé des tensions inhabituelles dans les relations maroco-espagnoles, que nous espérons n'être qu'un orage d'été sans lendemain, notamment les démonstrations de force et les manœuvres militaires à Sébta occupée, le projet de loi d'octroi de la nationalité espagnole aux Marocains nés dans les provinces du Sud avant 1977, et surtout la gestion de la crise migratoire à Sébta orchestrée par des acteurs non étatiques invisibles, identiques à ceux qui avaient déclenché le printemps arabe via les médias sociaux et la guerre hybride.

Lorsque j'ai entamé mes études universitaires dans les années 1970, le Maroc était en effervescence après l'avis consultatif de la CIJ sur le Sahara marocain et la décision de feu le Roi Hassan II d'organiser la Marche Verte pour parachever l'intégrité territoriale de l'empire chérifien, qui avait été dépecé par les puissances coloniales afin d'empêcher le Royaume de rugir à l'avenir et de l'isoler géographiquement et diplomatiquement. Mais le génie des Rois du Maroc a torpillé tous les complots et toutes les intrigues ourdies par le voisinage immédiat ou lointain.

« Le sport et la politique n'ont rien à voir l'un avec l'autre. » La FIFA, le CIO et le BIE répètent cette expression comme un credo ; Pourtant, elle est profondément trompeuse. Du travail fondamental de Pierre Bourdieu (voir « Choses dites », 1987, et sa « théorie du champ sportif »), qui considérait le sport comme un espace pour la lutte pour la définition légitime de la pratique athlétique, aux analyses de Norbert Elias sur le sport comme un « processus de civilisation » (dans « Sport et civilisation », en collaboration avec Eric Dunning, 1994), les sociologues ont constamment démontré que le sport n'est pas un enclos protégé. Au contraire, il amplifie les relations de pouvoir, les stratégies d'influence et les luttes pour la légitimité qui façonnent le monde plus large.

L'organisation de méga-événements sportifs s'est imposée comme un instrument privilégié de pouvoir doux, permettant aux États d'exercer leur influence par l'attraction et la persuasion plutôt que par la coercition. Les États y voient désormais bien plus qu'une simple vitrine ponctuelle : un levier stratégique pour façonner les perceptions internationales, construire la légitimité et projeter une influence durable. Les candidatures retenues ne sont plus jugées uniquement sur leur ambition ou leur capacité technique, mais aussi sur leur crédibilité, leur durabilité et leur alignement avec les stratégies de développement plus larges des pays candidats. Cette exigence a transformé la nature des dossiers de candidature, qui incluent désormais des objectifs de transformation sociale et économique. Le Maroc en est un parfait exemple. Pour le Royaume, la co-organisation de la Coupe du Monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal est bien plus qu'un simple événement sportif : c'est un « levier et moteur de développement » pour accélérer la transformation stratégique du pays et réaliser la vision royale d'un Maroc dynamique, inclusif et moderne.

Le monde traverse un tournant majeur avec ce nouveau mandat du président Donald Trump. Pour y voir plus clair, des dirigeants de gauche ont fait le déplacement de Barcelone pour être au chevet de la démocratie malmenée dans le monde.

Face aux assauts répétés de Trump et de l’extrême droite en Europe contre les valeurs démocratiques, des dirigeants internationaux de gauche se réussissent à Barcelone sous l’égide du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. Ce même jour de samedi,18 avril, un rassemblement des leaders d'extrême droite européens doit se tenir à Milan en Italie. Ce n’est pas une coïncidence !