«La démocratie doit aller au-delà du vote », a encore lancé Luiz Inacio Lula da Silva, à la veille d’un sommet de dirigeants progressistes à Barcelone organisé à l’initiative du premier ministre espagnol, Pedro Sánchez.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, dit Lula, a alerté vendredi contre le risque de voir «apparaître un Hitler» quand «la démocratie recule», à la veille d’un sommet de dirigeants progressistes à Barcelone organisé à l’initiative du premier ministre espagnol, Pedro Sánchez.
«Ce que nous voulons, c’est discuter pour voir si nous parvenons à trouver une solution pour renforcer le processus démocratique dans le monde, afin de ne pas permettre un recul. Car lorsque la démocratie recule, un Hitler apparaît», a-t-il mis en garde lors d’une conférence de presse commune avec le dirigeant socialiste espagnol, à l’issue d’un premier sommet Espagne-Brésil.
«Renouveler» et «améliorer» le système multilatéral international
«La démocratie doit aller au-delà du vote et apporter des bénéfices concrets à la vie des gens», a poursuivi Lula. De son côté, Pedro Sánchez a une nouvelle fois appelé à «renouveler» et «améliorer»le système multilatéral international, face à ceux «qui, soit de façon active ou passive, le considèrent comme mort ou travaillent à saper (ses) fondements».
«Il est évident que cette paix et les valeurs qui la soutiennent sont attaquées par cette vague réactionnaire, par les (régimes) autoritaires, par la désinformation, des fléaux qui menacent la solidité de nos institutions démocratiques», a-t-il encore fait valoir face aux journalistes. Le premier ministre espagnol a aussi pris l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur, dont le Brésil, comme exemple d’«ouverture, de confiance mutuelle, de prospérité partagée», dans «un monde toujours plus fragmenté».
L’Espagne et le Brésil, d’après lui, «sont appelés à être des moteurs qui rapprochent encore davantage l’Union européenne de l’Amérique latine et des Caraïbes, deux régions qui partagent des valeurs, des aspirations essentielles et qui ont beaucoup à gagner à travailler ensemble», a-t-il abondé. Au total, selon Pedro Sánchez, 15 accords bilatéraux ont été signés vendredi à Barcelone entre l’Espagne et le Brésil, notamment en faveur de la lutte contre la criminalité, les discriminations, les violences faites aux femmes mais aussi dans la coopération économique et en matière d’IA.





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