Donald Trump avait menacé de «cesser tout commerce avec l’Espagne,» lui reprochant son refus de laisser les États-Unis utiliser deux bases américaines situées en Andalousie, dans le sud du pays
«Non à la guerre !» A répondu mercredi 04 mars le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à Donald Trump, après les critiques du Président américain reprochant notamment à l’Espagne son refus de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour leur guerre contre l’Iran. «C’est ainsi que commencent les grandes catastrophes de l’humanité… On ne peut pas jouer à la roulette russe avec le destin de millions de personnes,» a déclaré Sanchez dans un discours télévisé adressé à la nation.
«Nous sommes opposés à ce désastre,» a-t-il poursuivi dans cette allocution, estimant que cette position était partagée par «de nombreux autres gouvernements» et «des millions de citoyens et de citoyennes qui, dans toute l’Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, ne demandent pas pour demain plus de guerre ou plus d’incertitude.» «Nous ne serons pas complices de quelque chose qui est mauvais pour le monde et qui est également contraire à nos valeurs et à nos intérêts, simplement par peur des représailles,» a-t-il poursuivi, une référence directe aux menaces de Donald Trump exprimées mardi.
«L’Espagne a été terrible», selon Trump
La veille, le Président américain avait menacé de «cesser tout commerce avec l’Espagne,» lui reprochant son refus de laisser les États-Unis utiliser deux bases américaines situées en Andalousie, dans le sud de l’Espagne (la base navale de Rota et celle aérienne de Morón), héritées d’un accord signé entre Washington et Madrid en 1953 sous Franco.
Depuis plusieurs mois, Donald Trump reproche également à l’Espagne de ne pas avoir augmenté à 5% du PIB ses dépenses militaires, comme le veut le nouvel objectif de l’Otan poussé par Washington. «L’Espagne a été terrible» et «très, très peu coopérative,» a-t-il taclé mardi. Mercredi, Pedro Sánchez a quant à lui déploré dans son allocution retransmise que les objectifs de Washington et d’Israël «ne soient pas clairs» contre l’Iran.
«Ce que nous savons en revanche, c’est qu’il n’en sortira pas un ordre international plus juste,» a-t-il regretté, jugeant «inacceptable»que «des dirigeants (…) utilisent l’écran de fumée de la guerre pour dissimuler leur échec.» Le Premier ministre espagnol a une nouvelle fois appelé à «la cessation des hostilités et une résolution diplomatique»entre toutes les puissances impliquées.
Avec AFP


![Éclairage | Droit de la concurrence : les comportements anticoncurrentiels et la faute détachable des fonctions de dirigeant [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Avant de pousser l'analyse, il convient de préciser, fût-ce sommairement, les contours de la notion de faute détachable des fonctions de dirigeant. Cette notion trouve son origine dans la pratique administrative, dans la mesure où elle permet de dissocier la responsabilité de l'agent public de celle de son administration. En droit privé, elle n'a pas de définition légale : c'est la jurisprudence qui l'a caractérisée, avec certaines similitudes avec la faute de gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Conseil--320x160.jpg)


Espagne




![Tribune | L’Accord de défense de La Mecque : vers un nouveau paradigme sécuritaire multiplexe au Moyen-Orient [Par Prof. El Hassane Hzaine] Tout comme les déboires de l’intégration économique arabe, cette inefficience s’explique en grande partie par le souverainisme, les divergences idéologiques et les rivalités de puissance, accentuées par l’exigence d’unanimité qui régit les décisions de la Ligue arabe et de l’OCI. Tout État membre peut opposer son veto à toute action, rendant l’organisation virtuellement impuissante face aux conflits inter-coalitions qui dominent la politique arabe.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Grid-450x229.jpg)
