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La semaine dernière, la France a joué deux matchs amicaux de préparation à la Coupe du Monde de football qui se tiendra aux États-Unis à partir du mois de juin 2026. L’un remporté face au Brésil, le second face à la Colombie.

Parmi les stars de l’équipe de France de football, une personnalité semble faire l’unanimité en termes de popularité sur les terrains mais aussi en dehors, N’Golo Kanté, le champion du monde 2018 d’origine malienne. S’il est reconnu pour ses qualités humaines, il ne faut pas occulter que sa réussite s’appuie avant tout sur un travail rigoureux couronné de résultats incontestables

L’analyse des données recueillies démontre sans ambages que le monde arabe est rentré dans une nouvelle phase puisque non seulement le centre de gravité du système s'est déplacé du Machrek vers la péninsule Arabique deux pays sortent du lot cette fois l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis qui sont devenus les pôles structurants d'une compétition désormais économique autant que stratégique mais surtout l’idéologie du panarabisme a cédé la place aux rivalités géopolitiques et sectaires et surtout les conflits intra-étatiques (guerres civiles, fragmentation, effondrement des institutions) ont supplanté les conflits interétatiques qui structuraient la période antérieure.

Le Moyen-Orient est une fois encore à la une de l’actualité internationale et le théâtre d’une série d’événements géopolitiques majeurs qui vont redessiner la carte du monde arabe et de la région MENA héritée des accords de Sykes Pico, nous assistons en effet à des changements qui ont débuté en 2011 avec le ‘Printemps arabé’ puis en 2015 suite à la guerre au Yémen et l’entrée en scène de proxys manipulés par des puissances extérieures Daech, les Houtis, Hezbollah, le Polisario et j’en passe

Pour comprendre cette recomposition en cours, il ne suffit plus de parler d’influence des grandes puissances, il faudra aussi s’intéresser à la manière dont les décisions sont prises, aux perceptions des dirigeants et aux jeux internes qui influencent leurs choix. C’est ce que révèle l’approche dite de la Foreign Policy Analysis, en s’intéressant moins aux États comme blocs monolithiques qu’aux décideurs, à leurs intérêts, leurs contraintes et leurs perceptions du monde.

La région MENA n’est plus simplement le théâtre de rivalités entre puissances extérieures, elle est devenue le terrain d’une bataille plus complexe, où se croisent stratégies globales – de Washington à Moscou, en passant par Pékin – et ambitions régionales portées par des puissances régionales comme l’Iran, la Turquie, Israël, les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite ou le Qatar

Selon Eghosa Osaghae, Directeur général de l’Institut nigérian des affaires internationales (NIIA), «les pays africains cherchent des alternatives, et la Turquie en représente une.» En se positionnant comme médiateur dans les conflits ou comme partenaire économique et sécuritaire, Ankara tente de combler un vide diplomatique laissé par les puissances occidentales.

Depuis plusieurs années, la Turquie multiplie ses efforts pour étendre son influence en Afrique, profitant du recul progressif d’acteurs traditionnels comme la France ou les États-Unis. Dernier exemple en date : le forum diplomatique organisé à Antalya, dans le sud du pays, qui a réuni la semaine du 11 au 13 avril  de nombreux dirigeants africains aux côtés de représentants russes, ukrainiens et syriens

«Nous espérons que le conflit avec la République démocratique du Congo sera résolu par des moyens pacifiques. Nous soutenons de tout cœur les négociations directes sous la médiation de l'Angola. En tant que Turquie, nous sommes prêts à apporter tout type de soutien à la solution de cette question, ce qui contribuera à la stabilité et à la paix dans la région des Grands Lacs, si les deux parties le souhaitent », indique à Ankara le 23 janvier, dans son discours d’accueil du Président Paul Kagame du Rwanda, le leader turc Recep Tayyip Erdogan.

Le Président Paul Kagame du Rwanda est arrivé en Turquie le 22 janvier où il a été accueilli par son homologue Recep Tayyip Erdogan. Figurent à l’ordre de la visite le conflit qui ensanglante l’Est de la RDC, mais également les relations économiques et commerciales. Le volume commercial, qui était de 1 million de dollars au début des années 2000, approche aujourd'hui les 500 millions de dollars grâce aux investissements réalisés par les entreprises turques au Rwanda