Le Président Paul Kagame du Rwanda est arrivé en Turquie le 22 janvier où il a été accueilli par son homologue Recep Tayyip Erdogan.
Figurent à l’ordre de la visite le conflit qui ensanglante l’Est de la RDC, mais également les relations économiques et commerciales. Le volume commercial, qui était de 1 million de dollars au début des années 2000, approche aujourd’hui les 500 millions de dollars grâce aux investissements réalisés par les entreprises turques au Rwanda
«Nous espérons que le conflit avec la République démocratique du Congo sera résolu par des moyens pacifiques. Nous soutenons de tout cœur les négociations directes sous la médiation de l’Angola. En tant que Turquie, nous sommes prêts à apporter tout type de soutien à la solution de cette question, ce qui contribuera à la stabilité et à la paix dans la région des Grands Lacs, si les deux parties le souhaitent », indique à Ankara le 23 janvier, dans son discours d’accueil du Président Paul Kagame du Rwanda, le leader turc Recep Tayyip Erdogan.
La RDC et le Rwanda s’affrontent par milices interposées dans l’est de la République démocratique du Congo, en proie à un conflit meurtrier qui risque, selon l’ONU, de dégénérer en «guerre régionale.»
Il faut noter que depuis l’arrivée du Président Recep Tayyip Erdogan au pouvoir, la Turquie est très active sur le continent africain. Le Président turc a proposé sa médiation entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC).
«La Turquie est prête à apporter toute l’aide nécessaire pour résoudre [la crise] entre le Rwanda et la République démocratique du Congo», a assuré le chef de l’Etat turc.
Le Mouvement du 23-Mars (M23), un groupe armé soutenu par le Rwanda, affronte l’armée congolaise dans l’est du pays, en proie depuis plus de trente ans à un conflit meurtrier qui risque, s’inquiète l’Organisation des Nations unies (ONU), de dégénérer en «guerre régionale.»
La Turquie, très active sur les plans diplomatique et économique en Afrique, est intervenue récemment, avec succès, dans le différend entre l’Ethiopie et la Somalie, deux pays voisins de la Corne de l’Afrique où le président Erdogan a promis de se rendre d’ici au mois de février.





Turquie (Türkiye)




![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)
