La Libye a été choisie pour accueillir la quatrième édition du Sommet Afrique-Turquie en 2026, comme l’a annoncé le Conseil présidentiel libyen le 18 février
Cette décision a été prise lors du 38e Sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, soulignant l’importance de ce sommet pour la Libye, qui cherche à restaurer son rôle de leader en Afrique. Le pays considère cet événement comme une reconnaissance internationale de son potentiel et de son rôle stratégique dans le renforcement du dialogue entre l’Afrique et des partenaires clés, notamment la Turquie.
Les précédentes éditions du sommet se sont tenues à Istanbul (2008, 2021) et à Malabo (2014). Ce sommet intervient dans un contexte où la Turquie a intensifié sa présence en Afrique, grâce à une politique africaine lancée en 2023. Les échanges commerciaux bilatéraux entre la Turquie et l’Afrique ont bondi, atteignant près de 41 milliards de dollars en 2022. Les entreprises turques ont également réalisé près de 2000 projets d’infrastructure en Afrique, totalisant 91,6 milliards de dollars.
Parallèlement, la Turquie est un acteur majeur dans la fourniture d’armements à l’Afrique, notamment ses drones Bayraktar TB2. Elle déploie également son soft power via la Fondation Maarif, qui a ouvert près de 180 écoles en Afrique, et en formant les forces armées de pays comme la Libye et la Somalie. Ce sommet devrait renforcer l’influence de la Turquie sur le continent.


![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)


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