Tous les articles qui parlent de Vladimir Poutine - Page 2

Selon leurs dires, ce fut une réunion « très productive,» un entretien «constructif,» mais en réalité rien n’a filtré, vendredi 15 août, des trois heures de discussion entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska à propos de la guerre en Ukraine et d’une possible avancée vers un accord de paix.

La rencontre à haut risque entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine a été présentée comme une étape cruciale vers la paix dans la guerre en Ukraine. Mais sans cessez-le-feu et avec une invitation à Moscou, la réunion de près de trois heures entre les deux dirigeants a soulevé plus de questions que de réponses

Lorsqu’en 2001, Jim O’Neill, économiste chez Goldman Sachs, forge le sigle «BRIC» pour désigner quatre économies émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine), il ne soupçonne probablement pas que cette catégorie d’investissement deviendra, en deux décennies, une réalité géopolitique d’ampleur planétaire. En 2010, l’Afrique du Sud intègre le groupe, puis en 2024-2025, une vague d’adhésion sans précédent transforme l’acronyme en plateforme hétérogène mais stratégiquement ambitieuse. L’élargissement aux Émirats arabes unis, à l’Iran, à l’Indonésie, à l’Égypte et à l’Éthiopie cristallise une mutation profonde : les BRICS aspirent à devenir la voix politique du Sud global.

Le XXIe siècle verra-t-il l’avènement d’un ordre multipolaire fondé sur les BRICS ? Rien n’est moins sûr. Leur poids économique est incontestable, leur volonté politique affichée. Mais sans vision commune, sans gouvernance institutionnelle renforcée, et sans capacité à arbitrer les intérêts nationaux, les BRICS pourraient bien rester ce qu’ils sont encore aujourd’hui : un miroir grossissant des tensions du monde, plus qu’un acteur structurant de son avenir

Quand les grandes puissances font la guerre par procuration Imaginons ce scénario géopolitique : Les États-Unis attaquent l’Iran, prétendant défendre Israël. La Chine critique Washington, mais n’intervient pas directement. La Russie promet un soutien à Téhéran, renforçant ainsi une alliance stratégique. L’Iran riposte, non contre Israël directement, mais en ciblant un allié américain comme le Qatar. Simultanément, la Russie intensifie la guerre en Ukraine, détournant l’attention mondiale. Ce scénario reflète la réalité d’un monde où les superpuissances évitent la confrontation directe, préférant manipuler les conflits via des acteurs secondaires. Les civils, eux, paient le prix fort.

Dans le théâtre mondial contemporain, les grandes puissances se déguisent tour à tour en pacificateurs, victimes et justiciers. De la crise entre le Congo et le Rwanda, à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, en passant par l’escalade entre Israël et l’Iran, les puissances mondiales prêchent la paix mais financent la guerre, souvent par procuration

Pour comprendre cette recomposition en cours, il ne suffit plus de parler d’influence des grandes puissances, il faudra aussi s’intéresser à la manière dont les décisions sont prises, aux perceptions des dirigeants et aux jeux internes qui influencent leurs choix. C’est ce que révèle l’approche dite de la Foreign Policy Analysis, en s’intéressant moins aux États comme blocs monolithiques qu’aux décideurs, à leurs intérêts, leurs contraintes et leurs perceptions du monde.

La région MENA n’est plus simplement le théâtre de rivalités entre puissances extérieures, elle est devenue le terrain d’une bataille plus complexe, où se croisent stratégies globales – de Washington à Moscou, en passant par Pékin – et ambitions régionales portées par des puissances régionales comme l’Iran, la Turquie, Israël, les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite ou le Qatar

Alors que l’actualité internationale reste dominée par la guerre ouverte entre Tel Aviv et Téhéran avec en toile de fond la question du nucléaire iranien, le Burkina Faso et la Fédération de Russie ont conclu ce jeudi, 19 juin, à Saint Petersbourg un accord intergouvernemental dans le cadre de la réalisation au Burkina Faso d’une centrale nucléaire civile.

En marge du Forum économique international de Saint Petersbourg qui se déroule du 18 au 21 juin 2025, le Burkina Faso et la Fédération de Russie ont signé, ce jeudi 19 juin, un Accord intergouvernemental dans le cadre du Projet de centrale nucléaire civile que Ouagadougou ambitionne de réaliser avec le concours de Moscou

Ce système "multi-ordre" rompt avec les modèles précédents et impose une réévaluation de la diplomatie, de la gouvernance mondiale et des institutions nécessaires pour gérer une diversité et une complexité accrues des relations internationales. Animées par un nationalisme combatif et une instrumentalisation du passé, certaines puissances emploient des stratégies variées : Sharp power, discours spirituels ou religieux, manipulation de l'information, réécriture de l’histoire et coercition économique. L'ordre mondial en devenir est façonné par l'interaction entre une poignée de dirigeants autoritaires (strongman) à la tête de "néo-empires" révisionnistes, qui cherchent à remodeler le système à leur avantage, sans pour autant restaurer les structures féodales de suzerains et vassaux.

Le système international connait des bouleversements profonds et structurels, et s’achemine vers un système "multi-ordre" plus fragmenté et diversifié caractérisé par la coexistence et l'interaction de multiples ordres internationaux, chacun fondé sur des valeurs, des identités et des institutions propres (Trine Flockhart 2016). Flockhart soutient que cette transition est déjà en cours et insiste sur la nécessité, pour les décideurs politiques, de s'y préparer