Le Kremlin a dit lundi 9 juin vouloir renforcer ses liens militaires avec l’Afrique, quelques jours après le départ annoncé du groupe paramilitaire russe Wagner du Mali
« La présence russe en Afrique ne cesse d’augmenter et nous avons l’intention de renforcer notre coopération tous azimuts avec les pays africains, » a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien.
« Même si l’accent est placé sur les investissements, » cette coopération comprend également « des domaines sensibles liés à la défense et la sécurité, » a souligné M. Peskov, interrogé pour savoir si la présence russe allait rester la même en Afrique après le départ du groupe Wagner du Mali.
Il n’a toutefois pas directement commenté le départ de l’organisation paramilitaire russe du Mali, où celui-ci était présent depuis 2021.
Les contingents de Wagner seront réintégrés au sein de son successeur, l’Africa Corps, une autre organisation sous le contrôle du ministère de la Défense russe, ont indiqué dimanche à l’AFP des sources diplomatiques et sécuritaires.
Depuis deux coups d’État en 2020 et 2021 qui ont porté au pouvoir une junte, dirigée par le général Assimi Goïta, le Mali a rompu son alliance avec l’ancienne puissance coloniale française pour se tourner militairement et politiquement vers la Russie, notamment en faisant appel aux services de Wagner.
La Russie a effectué, elle, un virage spectaculaire vers ses partenaires asiatiques, africains et arabes depuis le début de son offensive à grande échelle contre l’Ukraine en 2022 et la mise en place de lourdes sanctions occidentales frappant l’économie russe en représailles.
Depuis plusieurs années, la Russie, qui fut un acteur important en Afrique à l’époque soviétique, pousse ses pions notamment dans les pays africains où la rhétorique russe contre « le néocolonialisme » et pour « un ordre mondial plus juste » trouve un certain écho auprès de responsables africains.
Avec AFP






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