Le Pétrole va-t-il valoir à nouveau son pesant d’or ? pour la première fois depuis plus d’une année, le baril de Brent franchit la barre des 60 dollars US. Une excellente nouvelle pour les producteurs qui n’en attendaient pas tant.
Le démarrage des campagnes de vaccination un peu partout dans le monde est salvateur pour les cours du pétrole, en raison de la reprise de la demande, un peu partout. En effet, le cours du baril de Brent, le pétrole référence de la Mer du Nord, vient de franchir la barre symbolique des 60 dollars US, ce lundi 8 février à Londres. C’est la première fois depuis le 28 janvier 2020 qu’un tel niveau de cours est observé sur les marchés internationaux qui ont été très affectés par le contexte de la pandémie du Covid-19 qui a considérablement fait chuter la demande dans un contexte de guerre commerciale entre la Russie et l’Arabie Saoudite
La raison de cette reprise qui dure depuis une semaine réside dans les résultats très positifs des premières campagnes de vaccination, mais également par la levée des incertitudes sur la production iranienne. En effet, alors que les marchés avaient anticipé un retour de l’Iran avec l’arrivée de Joe Biden, ce dernier a clairement fait savoir qu’il n’était pas pressé pour la levée des sanctions.
Au président iranien Ali Khamanei qui demandait, la semaine dernière, que les Etats-Unis reviennent à l’accord sur le nucléaire signé par Barack Obama et dont Donald Trump s’est retiré, le nouveau président américain a répondu avec une certaine fermeté. «L’Iran doit d’abord cesser d’enrichir de l’uranium et s’en tenir à ses accords nucléaires avant que les sanctions soient levées», a-t-il dit, indiquant ainsi que l’offre iranienne devrait rester encore faible et destinée à certains pays comme la Chine.
C’est donc, un dialogue de sourds qui vient de s’engager, entre les Américains et Iraniens qui pourrait retarder l’augmentation de la production iranienne.
Par ailleurs, les pays de l’Opep+ continuent de maintenir leurs quotas de production à un niveau relativement faible. Mais pour combien de temps encore ? Puisqu’à chaque fois que les prix sont redevenus élevés, la discipline des pays membres de l’Opep a laissé place à une course vers les volumes pour satisfaire une demande plutôt. forte
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