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Pétrole : Réunion cruciale ce jeudi 4 mars des pays de l’Opep, dans un contexte de forte hausse des cours du brut

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Au vu de l’évolution récente des cours du pétrole, les pays exportateurs d’hydrocarbures se frottent les mains. Ce mercredi 3 mars, à Londres le cours du baril de Brent a terminé la séance à 64,03 dollars, marquant une progression de 56% par rapport à début novembre 2020.

Cette forte croissance s’explique principalement par la fermeté et la détermination des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs nouveaux alliés, notamment la Russie. Ils font tout pour maintenir l’offre à un niveau plutôt faible.

Au cours du mois de février dernier, la production des 13 pays de l’OPEP a reculé de 870.000 barils/ jour par rapport à janvier 2021, en bonne partie grâce à l’effort conséquent fourni par l’Arabie Saoudite. Le premier producteur de l’OPEP a en effet consenti une réduction de 850.000 barils/jour durant le mois de février.

Au total, ce sont quotidiennement quelque 24,9 millions de barils par jour en février qui ont été mis sur le marché mondial du pétrole, contre 25,77 millions en janvier. La question qui se pose est de savoir si durant le mois de mars, la hausse des prix pourrait se poursuivre. C’est tout l’enjeu de la réunion qui aura lieu demain, la deuxième depuis le début de l’année.

« Jusqu’à présent, les membres de l’alliance ont coopéré et mis en œuvre les réductions de manière exemplaire. Nous pensons que les prix élevés inciteront l’OPEP+ à augmenter sa production de 500 000 barils par jour, tout en retirant la réduction de production supplémentaire de l’Arabie saoudite », a commenté Eugen Weinberg, analyste du groupe bancaire Commerzbank.

C’est ce qui est à craindre des pays comme l’Algérie, le Nigeria, l’Angola, le Congo ou le Gabon, les principaux exportateurs d’hydrocarbure du continent africain. Sauf que cela dépend entièrement de la position de l’Arabie Saoudite, mais également de la Russie. Car faut-il le rappeler, certes le Covid-19 avait fortement affecté les cours du pétrole du fait de l’arrêt total ou partiel de pans entiers de l’économie mondiale, mais tout était partie d’une guerre d’égo et de prix entre ces deux producteurs.

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