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Plafonnement du prix du gaz : L’Algérie fâchée contre Bruxelles

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Puissance gazière en Afrique, l’Algérie se positionne comme une alternative pour la fourniture du gaz à l’Europe à la suite de l’embargo décrété contre le gaz russe par Bruxelles pour sanctionner Moscou de son invasion de l’Ukraine. En réaction à la décision de plafonner le prix du gaz, le gouvernement algérien estime que cette «démarche unilatérale» de l’Union européenne pourrait menacer les investissements dans le secteur énergétique.   

Il fallait s’y attendre.  Les autorités algériennes ont exprimé leur opposition au plafonnement du prix du gaz naturel décidé par l’Union européenne estimant que cette «démarche unilatérale» peut impacter négativement le marché. «L’Algérie ne soutient pas l’idée de plafonner les prix du gaz. C’est une démarche unilatérale qui aura un impact négatif sur le marché», a déclaré le ministre algérien de l’Energie, Mohamed Arkab, en marge de la quatrième édition de la Journée algéro-allemande de l’énergie.  

«Des marchés de gaz ouverts, transparents, sans restriction ni discrimination sont plus que nécessaires. Le développement des investissements repose sur des cadres juridiques transparents, non discriminatoires et soutenus par des politiques énergétiques, financières, et environnementales claires aussi bien dans les pays consommateurs du gaz qu’au niveau des pays de transit», a-t-il ajouté, cité par l’APS, l’agence de presse officielle algérienne.

Lundi 19 décembre, les ministres de l’Energie des vingt-sept pays membres de l’UE sont parvenus à un accord sur le plafonnement du prix du gaz. Le mécanisme, qui devrait entrer en vigueur à partir du 15 février 2023, prévoit l’interdiction des transactions sur le marché de gros de Rotterdam pour au moins vingt jours ouvrables dès lors que, pendant trois jours ouvrables, le prix du contrat à un mois et de certains contrats à terme dépasse 180 euros le mégawatheure (MWh). Ce prix est plus élevé que celui en vigueur actuellement (environ 115 euros/ MWh), mais très en dessous du prix atteint au plus fort de la crise énergétique de l’été dernier (350 euros/MWh)

L’Algérie, dont les réserves prouvées de gaz naturel s’élèvent à près de 2.400 milliards de m3, fournit environ 11% du gaz consommé en Europe.

 

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