Président sortant, George Weah est battu dans tous les sondages ayant précédé l’élection présidentielle qui se tient ce mardi 10 octobre au Libéria. L’ancienne star du ballon rond, à son élection il y a six ans, inonde ses concitoyens de promesses et d’engagements. Au bout de son premier mandat, la déception est énorme, surtout parmi la jeunesse. L’économie libérienne est dans un état catastrophique avec, en particulier, une monnaie, le dollar libérien, au plus bas.
Celui qui reste le seul Africain à avoir décroché le Ballon d’or de France Football en 1995, s’était engagé à son élection à lutter contre la corruption endémique dans son pays (le Liberia est 142e sur 180 dans le ranking de Transparency International). Il avait également promis des emplois et des investissements dans l’éducation. Un mandat plus tard, de nombreux espoirs ont été déçus. La moitié des cinq millions d’habitants vit avec moins de 1,9 dollars par jour. Quels espoirs donner à une population majoritairement jeune ? L’âge médian au Libéria est de 18 ans.
Lorsque Weah, 56 ans, a annoncé sa candidature au début de l’année 2023 dans la presse française (ndlr : journal Ouest France). Il y détaille les sujets de crispation autour de la personne du président, rappelant notamment que, dans un contexte économique très sombre, «le fait de s’être éloigné du pays pendant quarante-huit jours, fin 2022, entre sommets internationaux et détour par la Coupe du monde au Qatar pour soutenir son fils footballeur (de l’équipe des États-Unis), a aussi donné du grain à moudre à ses détracteurs.» Si en 2017, son élection ne faisait guère de doutes, sa réélection en 2023 semble compromise si l’on en croit les sondages publiés depuis plusieurs semaines. Mais l’ex-star du PSG croit encore à un «miracle.».





Liberia

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)



