« L’homme qui répare les femmes» Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix 2018, est l’un des critiques les plus virulents du pouvoir congolais depuis quelques années. Sa candidature était pressentie depuis plusieurs mois.
Sans surprise, le docteur Denis Mukwege, «l’homme qui répare les femmes», a annoncé lundi 2 octobre sa candidature à l’élection présidentielle de décembre 2023. « Merci d’être venus nombreux m’accueillir ici à Kinshasa ; Mesdames, Messieurs c’est depuis une dizaine d‘années qu’au travers de nombreuses associations et personnalités représentatives de notre pays, très riche de sa diversité, que les Congolaises et Congolais m’exhortent à m’engager davantage à leur côté en me présentant comme candidat à la présidence de la République » a déclaré le Prix Nobel de la paix 2018, lors d’un point de presse à Kinshasa.
Denis Mukwege déclare avoir reçu comme caution pour sa candidature un montant de 160 millions de francs congolais de la part de ses soutiens. Devant des journalistes et sympathisants, il a dressé un tableau sombre de la situation dans le pays, où le climat reste fortement tendu et où des groupes armés sèment la terreur depuis plus de 30 ans à l’est du pays.
« Depuis 40 ans, je vis aux côtés des plus démunis de notre société qui sont des millions, qui subissent des privations inhumaines. A ce jour, rien n’est fait pour arrêter l’hémorragie. En dépit du torrent de promesses qui sont faites par un gouvernement inconséquent, irresponsable, incompétent, l’insécurité, la faim, le chômage, la maladie sont le lot quotidien de notre peuple », a-t-il en outre dénoncé, critiquant ouvertement le régime actuel.
On sait d’ores et déjà qu’il affrontera le chef de l’Etat Felix Tshisekedi, candidat à sa propre succession sur le fauteuil présidentiel. Comme nous l’écrivions hier, ce dernier a officiellement été désigné candidat par son parti (UDPS) et la coalition qui le soutient (Union Sacrée).





République démocratique du Congo


![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)


