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Prévoyance sociale : La sécurité sociale, comme va au Cameroun

Il y a quatre ans, la sécurité sociale n’était pas courue dans ce pays et de plus en plus, grâce aux mécanismes mis en place par la Caisse nationale de prévoyance sociale, le nombre d’abonnés prend du volume, tout comme le résultat financier.

Kribi, 12 janvier 2018. Il est midi. Le soleil darde ses rayons dans cette ville côtière particulièrement chaude. Le hall de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) grouille de monde. Plus loin, Hermine Delphine Ngo Njeng, l’adjointe au chef de centre explique. « En 2017 nous avons enregistré près de 2 milliards FCFA de cotisations sociales, sur une prévision de 1,984 milliard. Soit un taux de 100,3%. La somme de 1, 5 milliard de FCFA a été utilisée pour le paiement des prestations sociales. Au cours de la période, la CNPS de Kribi a enregistré dans son portefeuille de gestion 67 nouveaux employeurs et 2210 nouveaux assurés sociaux immatriculés dans le régime obligatoire. En outre, 1714 dossiers de prestations sociales ont été traités, soit 733 de plus par rapport à l’exercice précédent », se félicite-t-elle, jointe par son collègue de service, Michel Bitote Mvele pour qui : « Nous voici donc en 2018. Les mêmes constantes demeurent : discipline, travail. Nous n’avons pas le droit de nous arrêter, tant que la joie ne sera pas visible sur le visage du client. Aucun moyen ne devra être épargné, pour enrayer tout facteur limitant la qualité de service et l’atteinte de nos objectifs. »

En réalité, la situation de la sécurité sociale dans cette ville du Sud Cameroun démontre le dynamisme observé dans ce domaine depuis quatre ans, après que le directeur général de la CNPS a introduit la sécurité sociale volontaire. « Nous sommes les seuls en Afrique à faire le secrétariat social. Nous avons 170 000 assurés volontaires obtenus en quatre ans grâce, entre autres, aux secrétariats sociaux », déclare Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame, le directeur général de cette entreprise de sécurité sociale. Il ne manque pas de rappeler les récentes performances, en attendant celles de 2017 qui devront encore être confirmées par le conseil d’administration d’ici mars 2018. « Pour l’exercice 2016, l’organisme présente un résultat financier exceptionnel de 43,7 milliards de FCFA ! Résultat jamais atteint depuis juin 1967, date de la création de la CNPS », se félicite le manager en chef de cette entreprise qui est présente dans toutes les dix régions du Cameroun. Un aperçu de l’état des salaires. « La masse salariale est passée de 22 à 30 milliards de FCFA, suite à l’application des différentes conventions collectives et accords d’établissement, alors que les effectifs des personnels ont diminué, passant de 3621 employés en 2007 à 2881 au 31 décembre 2016. Une évolution qui s’explique par la prise en compte dans le traitement salarial, des avancements automatiques et, surtout, des augmentations des salaires opérés depuis 2007, lesquels ont fait passer le salaire médian (salaire minimum perçu par la moitié des personnels Ndlr) de 327 459 FCFA en 2009 à 495 525 CFA aujourd’hui », indique le directeur général.

La situation de la CNPS parait reluisante. Mais le top management souligne de manière voilée quelques écueils et semble garder l’optimisme. « En dépit d’une conjoncture difficile où rien ne nous a été épargné, pour nous distraire et nous détourner de nos objectifs, nos regards sont restés, en toutes circonstances, rivés sur notre mission principale : la couverture sociale totale, diligente et complète des travailleurs camerounais. Notre ambition qui vise à faire de la CNPS une entreprise au sens plein du terme, c’est-à-dire un organisme irréductiblement tourné vers l’efficacité opérationnelle, est restée la même. Il ne devrait en être autrement tout au long de l’année 2018, d’autant qu’elle est la première année de démarrage de notre troisième plan stratégique 2018-2022, axé pour l’essentiel sur l’amélioration de la qualité de service et le renforcement de notre puissance financière. »

Le nombre d’assurés à la CNPS est certes en augmentation. Mais de nombreux Camerounais du secteur privé en l’occurrence peinent encore à cotiser pour leurs vieux jours, faute aux patrons, indiquent les employés, car très souvent des mois d’impayés s’enchaînent.

Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame Prévoyance

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