Le ministre congolais de l’Economie Jean-Marie Kalumba
Jugé incapable de réguler la flambée des prix des produits de base qui secoue le pays depuis plusieurs mois, le ministre congolais de l’Economie Jean-Marie Kalumba, était visé par une motion de défiance depuis le 22 mars.
Mercredi 30 mars, 277 députés sur 368 ont voté pour sa démission. Il va être démis de ses fonctions fauché par les pressions inflationnistes et la hausse du coût de la vie dues à la guerre en Ukraine.
Nommé l’année dernière par le président Félix Tshisekedi, le ministre était critiqué entre autres pour son incapacité à faire face à la hausse des prix des produits de première nécessité. Les députés lui reprochent également de ne pas avoir su mettre en place des politiques efficaces pour soutenir les pêcheurs locaux, notamment dans le cadre du dossier des quotas de pêche de chinchards obtenus par la RDC auprès de la Namibie.
Ce vote intervient dans un contexte marqué par la relance économique post-covid-19 initiée par le gouvernement avec le soutien de ses partenaires étrangers. En juillet 2021, le pays avait réussi à obtenir un financement de 1,5 milliard de dollars de la part du FMI, pour l’aider à financer des réformes visant à renforcer la stabilité macroéconomique. Mais avec l’apparition des pressions inflationnistes mondiales alimentées, notamment par la crise ukrainienne, la RDC a dû faire face comme tous les pays à une hausse des prix du carburant et d’autres denrées alimentaires. Selon les données de la Cnuced, la RDC dépend à près de 70% de la Russie et de l’Ukraine pour son approvisionnement en blé.





République démocratique du Congo



![Éclairage | Droit de la concurrence : les comportements anticoncurrentiels et la faute détachable des fonctions de dirigeant [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Avant de pousser l'analyse, il convient de préciser, fût-ce sommairement, les contours de la notion de faute détachable des fonctions de dirigeant. Cette notion trouve son origine dans la pratique administrative, dans la mesure où elle permet de dissocier la responsabilité de l'agent public de celle de son administration. En droit privé, elle n'a pas de définition légale : c'est la jurisprudence qui l'a caractérisée, avec certaines similitudes avec la faute de gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Conseil--450x225.jpg)

