Réunis à Montreux en Suisse, des représentants du gouvernement congolais et du mouvement armé M23, soutenu par le Rwanda, ont annoncé dimanche 19 avril avoir conclu un accord pour faciliter l’aide humanitaire et libérer des prisonniers dans les dix prochains jours. Cette décision intervient alors que les deux pays ont entériné en décembre un accord de paix sous l’égide des Etats-Unis, qui n’a à ce jour pas permis de ramener la paix dans la région du Grand Kivu.
Des rebelles du M23 escortent des soldats et des policiers du gouvernement qui se sont rendus vers un lieu tenu secret à Goma, chef-lieu de la région du Nord-Kivu, le 30 janvier 2025. (Photo AP/Moses Sawasawa)
« Le gouvernement de la RD Congo et l’AFC/M23 ont convenu de l’importance cruciale d’assurer une aide humanitaire vitale à la population de l’est de la RD Congo », écrivent les deux parties dans le communiqué. Ils « ont convenu de respecter l’ensemble des obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire, du droit international des droits de l’homme et du droit international des réfugiés », poursuit le document, cité par l’AFP.
Les parties acceptent de s’abstenir de toute action qui compromettrait la fourniture d’une aide humanitaire délivrée sur la base des principes humanitaires dans les territoires affectés par le conflit, et conviennent de procéder, dans un délai de 10 jours, à la libération de prisonniers « afin de continuer à renforcer la confiance », indique aussi le communiqué.
Ils affirment également que la protection des civils demeure primordiale pendant la conduite des hostilités. La RDC et le M23 se sont engagés de s’abstenir de toute attaque, destruction ou enlèvement d’objets indispensables à la survie de la population civile, y compris les denrées alimentaires, les récoltes, le bétail, les réserves d’eau potable et les ouvrages d’irrigation, ainsi que les services de télécommunications et d’énergie, les écoles et les hôpitaux. Les deux parties se sont enfin engagées à protéger les travailleurs humanitaires, à faciliter les convois d’aide et « à faire tout leur possible » pour éviter que l’aide ne soit détournée ou pillée.
Un protocole d’accord a également été signé, qui met en œuvre des mécanismes de vérification du cessez-le-feu. Les pourparlers de Montreux ont réuni des représentants du gouvernement de la RDC et du M23, ainsi que de son bras politique, l’Alliance Fleuve Congo (AFC). Étaient présents lors de ces tractations, des représentants du Qatar, des Etats-Unis, de la Suisse, de la Commission de l’Union africaine (UA) et du Togo, en tant que médiateur de l’Union africaine.
Depuis la fin de l’année 2021, le M23, avec le soutien du Rwanda, s’est emparé de vastes pans de territoire dans l’Est du pays riche en ressources, une région ravagée par les conflits depuis plus de 30 ans.
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)










