L’Agence Française de développement (AFD) a alloué au Sénégal un montant de 25 millions d’euros, soit 16,4 milliards de FCFA, sous forme de prêt, dans le cadre du Programme d’appui à la relance de l’industrie pharmaceutique.
Le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott et l’ambassadeur de la France au Sénégal, Philippe Lalliot ont signé, jeudi 16 juin, les documents de la convention de financement, en présence du directeur pays de l’AFD, Alexandre Pointier.
« J’ai le plaisir (…) de procéder avec vous à la signature de la convention de financement relative au Programme d’appui à la relance de l’industrie pharmaceutique, pour un montant total de 25 millions d’euros, soit 16,4 milliards de FCFA, sous forme de prêt », a déclaré Amadou Hott lors de cette cérémonie.
Sénégal, un hub en Afrique pour la production des vaccins
« Cet appui servira, principalement, à financer le projet MADIBA, pilier majeur de la stratégie de relance de l’industrie pharmaceutique », a-t-il ajouté.
« Avec ce programme ambitieux de relance de l’industrie pharmaceutique en général, et à travers MADIBA en particulier, le Sénégal est fier de faire partie des pays qui devront servir de hub dans la production de vaccins en Afrique », a-t-il fait noter.
Selon lui, le gouvernement ambitionne, au terme de ce programme, de restructurer le secteur pharmaceutique en mettant l’accent sur les déterminants.
« Il vise à mettre en place un cadre règlementaire et des institutions de règlementation pharmaceutique renforcés pour assurer l’ouverture du capital aux privés non professionnels tout en garantissant la qualité, la sécurité et l’efficacité des produits de santé disponibles », selon le ministre.
Il s’agit, a-t-il dit, d’impulser une dynamique de mise en place d’un dispositif de formation de ressources humaines permettant à terme l’établissement et la pérennité d’une industrie pharmaceutique locale et de créer un environnement d’investissement favorable au développement de projets industriels pour que le secteur pharmaceutique puisse être un secteur producteur de valeur économique et d’emplois.
Il a salué « l’appui de la France au Sénégal, dans ce secteur, notamment de l’Agence française de développement à l’Institut Pasteur de Dakar ».
Dans cette dynamique, il a rappelé que « l’AFD a soutenu à travers un don, la phase de développement du projet MADIBA, mais a également contribué au financement du nouveau projet de production de vaccins contre la fièvre jaune, par l’IPD, Africamaril ».
Il a également souligné que le Sénégal «dispose, à présent, d’une feuille de route claire pour la structuration du secteur sanitaire et pharmaceutique».
« Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour mettre en œuvre les réformes nécessaires dans ce domaine », a assuré M. Hott.
« Les instructions ont été données dans ce sens par le président de la République pour mobiliser les ressources financières, matérielles et humaines nécessaires, notamment pour la mise en place de l’Autorité de régulation pharmaceutique », a-t-il fait savoir.
Assurer la souveraineté pharmaceutique du Sénégal
L’ambassadeur de France, Philippe Lalliot, a, de son côté, déclaré que « la signature de cette convention de prêt de 25 millions d’euros de l’AFD va permette au Sénégal de mobiliser un important financement pour la relance de l’industrie pharmaceutique pour assurer la souveraineté pharmaceutique du pays ».
Selon lui, « cette souveraineté passe, en premier lieu, par la capacité du pays à produire localement des produits de santé, en particulier des vaccins ».
« Le Sénégal a été rapidement identifié par l’Union européenne comme un pays référence capable, non seulement, de produire des vaccins pour sa population, mais aussi de pouvoir les produire pour les autres pays africains », a-t-il dit.
« La France va soutenir le Sénégal dans sa légitime ambition de sécurité et de souveraineté pharmaceutique, et vaccinale », a-t-il assuré.
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