La traditionnelle rencontre ministérielle entre la Cemac et la France qui se tient ce mardi 25 avril à Paris évoquera entre autres, la mobilisation des financements en faveur des pays membres de la Cemac et le franc CFA. Les participants auront sans doute à l’esprit, la pression d’une partie de l’opinion pour la réforme, voire l’abandon de cette monnaie commune même si le processus lancé dans l’UMOA fait pour l’instant du sur-place.
La réunion de Paris de ce mardi 25 avril entre les ministres des Finances de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Tchad, Congo-Brazzaville, Gabon et Guinée Equatoriale) et leur homologue français à Paris s’inscrit dans le prolongement des assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Sur la table des responsables, quelques sujets d’actualité, notamment la situation macro-économique et financière de la région, les perspectives en zone euro et en zone Cemac. Deux tables rondes thématiques traiteront des initiatives multilatérales pour assurer la résilience des économies de la Cemac, et du renforcement de l’intégration financière régionale.
Le locataire de Bercy, Bruno Lemaire et les argentiers de la Cemac devraient également aborder le sujet sensible des Droits de tirages spéciaux (DTS) du FMI. Différents mécanismes vont passer en revue, dont les DTS à l’initiative de l’Elysée en mai 2021 lors du sommet sur le financement des économies africaines, et qui avait vu la mise en place de l’allocation de 650 milliards de dollars de DTS. Cette mesure a connu de vives critiques côté africain, peu de pays en ayant bénéficié. «Seulement» 40 milliards sont partis vers l’Afrique, dont 1,5 milliard vers les pays de la Cemac.
Autre sujet attendu, c’est le franc CFA, une monnaie de plus en plus critiquée par une partie de l’opinion sur le continent. La question a fait l’objet d’un vif débat lors de la conférence des chefs d’État de la Cemac en mars dernier, à Yaoundé. Un rapport avait préconisé le changement de nom de la monnaie, le retrait progressif des représentants français au sein des organes de décision et de contrôle de la Banque centrale, la clôture du compte d’opération dans les livres de la Banque de France et le rapatriement des réserves de change à la Banque des Etats de l’Afrique centrale.
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