Tous les articles qui parlent de Romuald Wadagni

Au terme de ses cent premiers jours à la magistrature suprême, Romuald Wadagni convertit la rigueur de gestion qu'il a incarnée à la tête du ministère de l'Économie et des Finances en un levier d'action publique redistributif. Soutenue par des fondamentaux macroéconomiques assainis (une croissance projetée à plus de 6,5 % par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, ainsi qu'un rehaussement de la note souveraine par Moody’s à Ba3 avec perspective stable), l'action gouvernementale s'appuie sur la loi de finances rectificative (LFR) adoptée en juin 2026.

L’ancien ministre des Finances devenu président a rapidement marqué de son empreinte le pays en entamant un virage des politiques publiques marquées par la volonté d’avoir plus d’impact localement et une politique sociale plus marquée. Décryptage des 100 jours d’un jeune président attendu au tournant pour confirmer la trajectoire exceptionnelle du Bénin ces dernières années.

Le relèvement intervient onze semaines après l’investiture, le 23 mai, de Romuald Wadagni. Élu président le 12 avril, celui qui a dirigé le ministère béninois de l’Économie et des Finances pendant dix ans, de 2016 à 2026, entend inscrire son septennat dans la continuité des réformes engagées au cours de la dernière décennie.

Le Bénin franchit un nouveau cap sur le marché financier. L’agence Moody’s a relevé d’un cran sa note souveraine, de « B1 » à « Ba3 », saluant l’amélioration progressive du profil de crédit du pays et la crédibilité de sa stratégie d’endettement. Mais, en ramenant dans le même temps sa perspective de « positive » à « stable », l’agence adresse aussi un message de prudence : Cotonou a gagné en solidité, mais le chemin vers la catégorie investissement reste long.

Chaque année, les Béninois de l'étranger transfèrent des ressources considérables vers leur pays d'origine. Ces fonds soutiennent les ménages, financent l'éducation, la santé ou encore le logement. Mais au-delà de cette solidarité familiale, ils représentent également un important potentiel d'investissement encore insuffisamment mobilisé au service du développement économique. À travers l’initiative DiasDev, la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin) entend transformer une partie de cette épargne en un levier durable de financement des projets structurants. Arnaud Adovelandé, Directeur des Consignations, Déconsignations et Produits en développement de la CDC Bénin, revient sur les ambitions de cette démarche, les conditions de sa réussite et le rôle stratégique que la diaspora est appelée à jouer dans la transformation économique du Bénin. Entretien.

Chaque année, les Béninois de l'étranger transfèrent des ressources considérables vers leur pays d'origine. Ces fonds soutiennent les ménages, financent l'éducation, la santé ou encore le logement. Mais au-delà de cette solidarité familiale, ils représentent également un important potentiel d'investissement encore insuffisamment mobilisé au service du développement économique. À travers l’initiative DiasDev, la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin) entend transformer une partie de cette épargne en un levier durable de financement des projets structurants. Arnaud Adovelandé, Directeur des Consignations, Déconsignations et Produits en développement de la CDC Bénin, revient sur les ambitions de cette démarche, les conditions de sa réussite et le rôle stratégique que la diaspora est appelée à jouer dans la transformation économique du Bénin. Entretien.

Le Bénin et le Maroc ont signé, mardi 21 juillet à Cotonou, quatorze accords de coopération à l'occasion de la 7ᵉ session de leur Commission mixte. Si le communiqué conjoint ne détaille pas le contenu de ces textes, les discussions entre les deux délégations ont couvert un large éventail de domaines, allant des échanges économiques et commerciaux à la promotion des investissements, en passant par la coopération universitaire, la culture, la mobilité des personnes et la concertation sur les grands dossiers régionaux et internationaux.

À l'issue de la 7ᵉ Commission mixte de coopération, tenue à Cotonou, le Bénin et le Maroc ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations bilatérales. Quatorze accords ont été signés pour consolider un partenariat qui mise sur les investissements, la mobilité, l'enseignement supérieur et l'intégration économique régionale.

Adossées à des réallocations de ressources et à une réorganisation technique de l'agenda gouvernemental, ces mesures posent les jalons d'un septennat axé sur l'efficacité de la dépense publique au service du développement inclusif.

Investi le 24 mai 2026, le président béninois Romuald Wadagni inscrit ses premières décisions dans une stratégie d’accélération des réformes sociales et de consolidation des acquis économiques. L’ancien ministre de l’Économie et des Finances a rapidement formalisé deux réformes majeures pour le quotidien des populations, qui retiennent particulièrement l’attention : la gratuité universelle de la scolarité secondaire pour les filles et le post-paiement des urgences médicales vitales.

A sa descente de l'avion, Romuald Wadagni a été accueilli par son homologue, le chef de la junte Abdourahamane Tiani. Après une première visite la veille au Nigeria, Romuald Wadagni a consacré son deuxième déplacement au Niger et devait notamment aborder avec le général Tiani une relance de la coopération sécuritaire, les deux pays étant confrontés à des violences jihadistes récurrentes.

Le président élu du Bénin, Romuald Wadagni, a effectué ce mardi 2 juin, une visite de quelques heures au Niger, une première depuis la prise de pouvoir d'un régime militaire à Niamey en juillet 2023, qui laisse entrevoir une décrispation des relations très tendues entre les deux voisins. Le régime militaire de Niamey maintient sa frontière fermée avec son voisin béninois qu'il accuse d'être trop proche de Paris et de chercher à le déstabiliser.

L’esplanade du Palais des Congrès de Cotonou s'est muée en épicentre de la diplomatie ouest-africaine. Si le protocole béninois exclut traditionnellement les chefs d’État en exercice lors de la prestation de serment, l’affluence de plus de 16 délégations étrangères a démontré le poids politique du nouveau président. Les présences hautement stratégiques des Vice-Présidents du Nigeria et de la Côte d’Ivoire sont venues rappeler l'alignement du Bénin avec les géants économiques de la côte.

Le monde s’était donné rendez-vous à Cotonou dimanche 24 mai pour l’investiture de Wadagni. Sur l’esplanade du Palais des Congrès, on pouvait apercevoir aussi bien les entrepreneurs Aliko Dangote et Hassanein Hiridjee que le Vice-Président du Nigeria ou le Premier ministre du Niger. Signe de la crédibilité internationale du nouveau président qu’il a su construire durant toutes ces années comme ministre des Finances.

Pendant la campagne électorale, la colistière du candidat Romuald Wadagni, Mariam Chabi Talata, avait prononcé une phrase qui résonne désormais comme une prophétie. Évoquant un village de sa commune baptisé Petit Paris, elle déclarait : "À l'époque, ils disaient qu'ils aimeraient devenir comme Paris.

Alors que le Bénin attend les premiers résultats officiels de la présidentielle du 12 avril 2026, une tendance forte se dégage des premières observations de terrain  : les populations se sont fortement mobilisées, surprenant les observateurs après la faible participation aux législatives de janvier 2026. Une participation élevée qui s’explique par une campagne menée tambour battant sur le terrain et l’absence de problèmes logistiques.