Plus de 85 compagnies d’assurances africaines ont annoncé mercredi 9 novembre en marge de la COP27, leur engagement à mobiliser 14 milliards de dollars pour couvrir les risques liés aux catastrophes climatiques sur le continent.
Les assureurs africains se sont accordés sur la création d’une «Facilité africaine des risques climatiques» (African Climate Risk Facility/ACRF) pour accroître la résilience des communautés les plus vulnérables au dérèglement climatique.
«La facilité nous permettra de couvrir des catastrophes climatiques telles que les inondations, les cyclones et les sécheresses», explique Philip Lopokoiyit, directeur général de l’assureur kényan Icea Lion, cité dans le communiqué.
L’annonce du lancement de cette facilité intervient alors que le financement des «pertes et préjudices» subis par les pays en développement à cause du réchauffement climatique est au cœur de négociations en cours à la COP27 à Charm el-Cheikh.
L’an dernier, à Glasgow, les pays développés avaient réussi à bloquer tout progrès significatif sur ce dossier sensible, bien qu’ils reconnaissent que les pays en développement sont les plus touchés par ces dégâts liés aux événements climatiques extrêmes alors qu’ils sont les moins responsables du réchauffement global.
Face à la réticence des pays riches à régler leur dette climatique, les assureurs africains ont décidé de créer «un outil de financement évolutif et basé sur le marché local» pour aider les pays du continent à mieux gérer le risque financier des chocs climatiques. Le secteur africain de l’assurance a décidé de s’unir et de prendre en main ce problème par lui-même.
La Facilité africaine des risques climatiques vise à constituer une alternative financée au niveau domestique à des initiatives internationales, dont la Facilité mondiale de financement des risques (Global Risk Financing Facility) de la Banque mondiale. Il faudra maintenant passer aux actes.





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