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Coup d’Etat
L’ancien président de la transition au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé en 2022, et accusé d’être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch…
Samedi 13 décembre 2025, Cotonou a marché pour la démocratie. Six jours après la tentative de coup d’État du 7 décembre, les Béninois ont choisi la rue pour défendre l’ordre constitutionnel, rappeler leur attachement aux règles républicaines et rejeter toute prise de pouvoir par la force. Cette mobilisation n’est pas restée cantonnée à l’espace public.
Lundi matin, peu après 7 heures, la circulation était déjà dense sur l’axe Godomey-Cotonou. En moins de vingt-quatre heures, la capitale économique du Bénin a repris le visage d’une ville ordinaire, loin des images de coups de feu et de prise de contrôle de la télévision nationale qui ont marqué la matinée de dimanche avant que l’ordre soit rapidement de retour.
L’Allemagne ne soutient pas seulement les pays membres de de la Cedeao pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger, elle va plus loin en menaçant les putschistes de “graves conséquences” s’il arrivait quelque chose au Président Bazoum et une partie de sa famille retenus au palais présidentiel contre leur gré.
Des chefs d'état-major ouest-africains vont se réunir samedi au Ghana, deux jours après le feu vert donné par leurs dirigeants à l'usage de la force pour rétablir le président Mohamed Bazoum renversé par un coup d'Etat au Niger, dont le sort et les conditions de détention inquiètent. Les chefs d'état-major de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) discuteront samedi à Accra, et feront part aux dirigeants de la Cedeao "des meilleures options" quant à leur décision d'activer et de déployer la "force en attente", selon des sources militaires régionales.
Dans l’espace d’intégration régionale de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest- CEDEAO, une série de coups d’état se succède. Après le Mali en août 2020, le Burkina Faso en janvier 2022, c’est autour du Niger de déposer le 26 juillet 2023 son président démocratiquement élu. Ces trois coups de force ont une cause directe : le terrorisme au Sahel. Mais aussi la mauvaise gouvernance. La mauvaise gouvernance et le tripatouillage de la loi fondamentale ont eu également raison en septembre 2021 du régime d’Alpha Condé, le président déchu de la Guinée. Tous ces écueils antinomiques avec les voies démocratiques amènent le Président Bissau-guinéen Umaro Sissoko Embaló à s’interroger sur la viabilité de la Cedeao à terme, une organisation régionale conçue avant tout pour favoriser l’intégration économique et le commerce entre ses pays membres.
Le vent qui souffle sur la sous-région ouest-africaine est à l’image du changement de saison qui d’ailleurs fait rage sur la scène mondiale. Revisiter ses objectifs pour les réviser et viser le progrès, l’harmonie et la cohabitation pacifique devraient être le socle de tous les efforts africains actuels. La crise politique nigérienne en déphasage avec les normes de la CEDEAO au lieu de justifier les bruits de bottes et de canons devrait être le déclencheur d’assises pour réinventer notre organisation commune et affermir la souveraineté de nos Pays dans le concert des nations. Autrement, l’issue de la brouille actuelle doit être le progrès de l’ensemble et non la victoire de l’un.
Le bloc ouest-africain des pays opposés au coup d'Etat au Niger donne la priorité à la diplomatie pour résoudre la crise, tout en maintenant mercredi 9 août sa menace d'intervention armée pour rétablir le président renversé Mohamed Bazoum, à la veille d'un sommet régional.
La délégation de la Cedeao, des Nations unies et de l’Union africaine, qui devait arriver à Niamey ce 8 août, s’est vu refuser l’entrée dans le pays par les tombeurs du Président Mohamed Bazoum.
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