Attijari Global Research (AGR) rapporte, dans une récente note, une performance exceptionnelle de la croissance économique du Sénégal à +10,1% en 2023 à la faveur d’ »une nouvelle ère de la production pétrolière ».
« Pour cette année 2023, la Loi de Finances (LF) prévoit une nette accélération de la croissance à +10,1% », a indiqué AGR dans son Research Report Macroeconomy de février 2023, expliquant cette dynamique par le démarrage de la production pétrolière prévu au 4ème trimestre (T4) qui devrait permettre au secteur secondaire de réaliser un bond de 22,4% contribuant ainsi avec 520 PBS à la croissance du PIB global.
Une belle performance, à comparer avec +7% des pays de la zone Union économique et monétaire ouest-africaine (UMEOA) et “à peine” +3,8% en Afrique Subsaharienne, portée par les découvertes du Sénégal entre 2014 et 2016 qui affirment son potentiel à entrer en production pour les projets pétrolier Sangomar, puis gazier GTA, précise AGR.
Effet d’entraînement du secondaire sur le tertiaire
Selon les estimations, l’effet sur la croissance s’étendrait à 2024 avec une nouvelle progression de l’ordre de 10%, relève la même source, qui indique, par ailleurs, que la reprise post-Covid des secteurs du commerce, des transports, de l’hébergement et de la restauration permettent une hausse du secteur tertiaire de 6,7%.
Le Fonds Monétaire International (FMI) demeure « un peu plus réservé » avec une projection de 8,1% pour 2023, nuance l’auteur du rapport qui explique cet écart par la date prévisionnelle de démarrage de la production pétrolière au Sénégal annoncée au T4-2023 par les autorités, alors que les services du FMI se projettent vers un démarrage en 2024.
Sur un horizon moyen terme, ces derniers prévoient une croissance normative de l’ordre de 6% soutenue par l’élargissement de la base de la population active et l’impact d’accumulation du stock des investissements, ajoute le rapport.
Diversification économique
« Le Sénégal est habitué à afficher des taux de croissance très élevés avec, à la clé, une économie diversifiée », écrit AGR, rappelant qu’à l’épreuve de la crise sanitaire, le Sénégal a fait preuve d’une forte résilience, en étant parmi « les rares économies » à maintenir un taux de croissance positif.
Par ailleurs, AGR estime que ces prévisions de croissance sont assorties d’un niveau de risque globalement modéré, relevant d’une part, un risque baissier pour la croissance au Sénégal en ce qui concerne la hausse du prix du baril en attendant la montée en charge de la production énergétique, et, d’autre part, le facteur de risque aléatoire que représente le climat dans le schéma de construction de la croissance.


![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)


Sénégal
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-450x221.jpg)




