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SNIM : l’ancien ministre des Finances Ould Diaye nommé ADG

La Société nationale industrielle et minière (SNIM) a un nouvel ADG (Administrateur directeur-général) en la personne de Moctar Ould Diaye, ancien ministre de l’Economie et des finances d’Aziz.

ould diayeOuld Diaye, ministre le plus décrié de l’équipe gouvernementale sortante, doit certainement ce retour fulgurant aux affaires à la «protection» dont il jouit auprès de l’ancien chef d’État qui avait dit lui-même – et cela se confirme jour après jour – que le pouvoir de Ghazouani s’inscrit dans la continuité du sien ! Car être ADG d’une SNIM, même mal en point, vaut bien un portefeuille de ministre.

L’entreprise fétiche et la première du pays (6000 travailleurs et 12 millions de tonnes de fer vendus chaque année) a certainement besoin d’un homme capable de la remettre sur les rails, et Ould Diaye dispose d’une rigueur (70%  du budget de l’Etat vient des recettes tirées des impôts), en matière de management, qui a certes fait ses preuves à la tête du ministère de l’Economie et des finances mais qui, à la SNIM, se fera au détriment du rôle social qui a toujours valu à cette entreprise ses lettres de noblesse.

Si également tout le monde s’accorde à dire que les problèmes de l’entreprise ont commencé avec sa sujétion outrancière à la politique et aux « orientations » intéressées de l’ancien président et de son entourage, l’on craint fort que cette mainmise ne continue de plus belle avec un Ould Diaye dont l’attachement à la personne d’Aziz n’a d’égal que la réprobation de sa nomination par des Mauritaniens qui lui donnaient le sobriquet  de « wezir ettej’wi’e) (littéralement : le ministre qui affame) ! On lui reproche aussi d’avoir été l’un des fervents partisans d’un troisième mandat auquel finalement  Ould Abdel Aziz avait renoncé, de lui-même ou forcé.

Ceux qui désapprouvent la nomination d’Ould Diaye à la tête de la SNIM trouvent-là la preuve qu’il s’agit bien d’une continuité du pouvoir d’Aziz. Ils craignent, plus que tout, que la gestion clientéliste qui a mis la société à genoux, sous les ADG qu’Aziz avaient nommés pour préserver certains privilèges à ses proches, ne se poursuive avec un homme qui a eu du mal à accepter que le pouvoir change de main, même si, apparemment, le système demeure.

Mines Ould Diaye SNIM

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