Tous les articles qui parlent de BEAC - Page 2

Parmi tous les membres de la Communauté monétaire des Etats de l’Afrique centrale (ndlr : Les six Etats ayant en commun l’usage du franc CFA : Cameroun, Tchad, Centrafrique, Gabon, Congo-Brazzaville et Guinée équatoriale), le Tchad et le Gabon ceux qui ont le moins consommé les devises générées par leurs économies. Cela signifie qu’ils ont réussi à équilibrer leurs comptes de transactions courantes avec le Reste du monde. La balance courante retrace les entrées et les sorties de devises c’est-à-dire la balance commerciale  (biens et services), la rémunération des IDE (dividendes et intérêts aux investisseurs) et le solde des transferts sans contrepartie.

Au terme de sa première session ordinaire de l’année tenue lundi 24 mars à Malabo en Guinée équatoriale, le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de I ‘Afrique centrale (BEAC) a décidé de ramener le taux d'Intérêt des appels d'offres de 5% à 4,5 % et le taux de la facilité de prêt marginal de 6,75% à 6 %, deux taux directeurs auxquels se refinancent les banques commerciales auprès de la Banque centrale. Par ailleurs, les coefficients des réserves obligatoires ont été fixés à 7% sur les exigibilités à vue et 4,5 % sur les exigibilités à terme

La pression est maximale sur les réserves de change, et la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), ne s’en cache pas. La contraction des réserves résulte essentiellement de transferts nets négatifs cumulés de 1.300 milliards FCFA, dans un contexte marqué par le déficit persistant des balances commerciales des Etats, la baisse des cours du pétrole et des règlements accrus au titre des engagements extérieurs, explique la BEAC, la banque centrale commune de six pays de la région appartenant à la zone du franc CFA.

Depuis le 1er janvier 2025, les banques opérant dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) peuvent étendre leurs activités aux 6 pays membres sans avoir besoin d’un nouvel agrément. Une banque agréée dans un des six Etats de la Communauté (Gabon, République du Congo, Tchad, Guinée équatoriale, Cameroun, Centrafrique) peut ouvrir des succursales et proposer ses services dans les autres pays de l’organisation sans passer par de nouvelles procédures réglementaires

D'après des sources au ministère de l'Economie, des démarches ont déjà été lancées entre les deux parties en vue de cette acquisition. A l’heure actuelle, aucune information n'a filtré concernant l'avancée des négociations ni sur la valorisation proposée pour le rachat qui permettra à l’Etat gabonais de porter sa participation à 29,84% dans la banque. Le tour de table de l’Union gabonaise de banque, 26,09% de parts sont détenues par le Trésor gabonais en plus des 3,75% de la BGD. Cette dernière est elle-même détenue à 69,01% par l’Etat, ainsi que par d’autres partenaires comme l’Agence française de développement (AFD) à 11,4%, et la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) à 8%.

Le Fonds souverain gabonais, dont la gestion est assurée par le Fonds gabonais d'investissements stratégiques (FGIS), veut prendre une participation dans l’Union gabonaise de banque (UGB), la troisième banque du pays, filiale du groupe marocain Attijariwafa bank.  Il rachètera les 3,75% de parts de l’Union gabonaise de banque actuellement détenues par la Banque gabonaise de développement (BGD), entité en cours de liquidation

Principal émetteur de dette sur le marché des titres publics réservé aux Etats, Brazzaville doit en effet faire face à de grosses et pressantes échéances au cours des deux prochaines années. «A fin septembre 2024, l'encours des bons de Trésor assimilés et des obligations du Trésor assimilés du pays atteignait 2314 milliards FCFA, soit près de 4 milliards de dollars US) d’une maturité moyenne de 3 ans, et surtout 62% échus d'ici la fin 2026», révèle le ministère des Finances. Autant dire que la pression est maximale. Le reprofilage proposé aux investisseurs s'inscrit dans le cadre du «Programme national d'optimisation de la Trésorerie» dont le pivot est d’allonger de 10 ans sur la maturité moyenne du portefeuille actuel de prêts. Selon les indiscrétions relayées par des analystes des marchés, Brazzaville envisage également d'intégrer la compagnie pétrolière publique, la SNPC dans le pack de garantie du remboursement aux nouvelles échéance

Le gouvernement congolais a confirmé qu’il sollicitera le rééchelonnement de sa dette intérieure, notamment les bons du Trésor et obligations du Trésor assimilables émis sur le marché des titres publics de la CEMAC (ndlr : la zone monétaire qui comprend les Etats qui partage l’usage du franc CFA en Afrique centrale- Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée équatoriale, République Centrafricaine, Tchad-). Dans un communiqué publié lundi 15 octobre, le ministre des Finances, Jean-Baptiste Ondaye, a invité «les investisseurs à s'approcher de ses services pour s'enquérir des modalités liées à cette opération qui vise à alléger la pression sur les finances publiques»

C’est la première opération d’open-market depuis plus d’un an, plus précisément depuis février 2023. La Beac avait depuis suspendu ces opérations, dans le cadre du durcissement de la politique monétaire visant à lutter contre l’inflation galopante dans la sous-région. Mais, avant cette suspension, l’Institut d’émission des pays de la Cemac avait progressivement réduit le volume de ses opérations hebdomadaires d’injection de liquidité dans les banques, passant de 250 milliards de FCFA à seulement 50 milliards de FCFA.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), la banque centrale des six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et la Centrafrique), a lancé mardi 11 juin, une nouvelle opération d’injection de liquidité dans le secteur bancaire d’un montant de 120 milliards de FCFA.

Parmi tous les membres de la Communauté monétaire des Etats de l’Afrique centrale (ndlr : Les six Etats ayant en commun l’usage du franc CFA : Cameroun, Tchad, Centrafrique, Gabon, Congo-Brazzaville et Guinée équatoriale), le Tchad et le Gabon ceux qui ont le moins consommé les devises générées par leurs économies. Cela signifie qu’ils ont réussi à équilibrer leurs comptes de transactions courantes avec le Reste du monde. La balance courante retrace les entrées et les sorties de devises c’est-à-dire la balance commerciale  (biens et services), la rémunération des IDE (dividendes et intérêts aux investisseurs) et le solde des transferts sans contrepartie.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), la banque centrale commune aux six Etats de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA), a lancé mardi 2 avril une opération de reprise de liquidité de 230 milliards de FCFA dans les banques commerciales.

Cemac : L’inflation encore loin de l’objectif-cible

Selon le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) réuni lundi 26 juin, le taux d’inflation dans la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, Centrafrique et Guinée équatoriale) est désormais projeté à 6,1% en 2023. Même en retrait de 0,1 point par rapport à la prévision de mars dernier, l’inflation reste largement au-dessus de l’objectif-cible de 3% dans la sous-région.