Le Gabon et le Tchad, qui sont également des pays pétroliers, ont été les principaux pourvoyeurs de réserves de change à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) en 2024. La balance nette des transactions courantes, bien qu’en recul par rapport à 2023 (7,9 %), reste positive à 6,8 % du PIB de la sous-région, selon des données publiées par la BEAC
Parmi tous les membres de la Communauté monétaire des Etats de l’Afrique centrale (ndlr : Les six Etats ayant en commun l’usage du franc CFA : Cameroun, Tchad, Centrafrique, Gabon, Congo-Brazzaville et Guinée équatoriale), le Tchad et le Gabon ceux qui ont le moins consommé les devises générées par leurs économies. Cela signifie qu’ils ont réussi à équilibrer leurs comptes de transactions courantes avec le Reste du monde. La balance courante retrace les entrées et les sorties de devises c’est-à-dire la balance commerciale (biens et services), la rémunération des IDE (dividendes et intérêts aux investisseurs) et le solde des transferts sans contrepartie.
Les autres pays de la Cemac affichent une balance des transactions courantes déficitaire. Le Cameroun, bien qu’ayant connu une amélioration, est à -2,9 % du PIB. De son côté, le Congo-B, malgré la fermeté des cours du pétrole, a siphonné toutes ses devises, et même au-delà, enregistrant un solde négatif de 10,3 % du PIB. Quant à la Centrafrique, elle présente un solde négatif de 10,8 %, et la Guinée équatoriale affiche un déficit du compte courant de 5,2 % du PIB.
En tant que zone monétaire commune, l’ensemble des six pays de la Cemac mettent en commun le stock de réserves de change. La Communauté a achevé l’exercice 2024 avec un niveau de couverture par ses réserves de change inférieur à cinq mois d’importations. Cependant, sa position extérieure s’est améliorée, avec une balance des paiements sur les économies étrangères positive de 202 milliards de FCFA. Si l’on tient compte des arriérés de paiements et des remises de dettes, la totalité des réserves de change a augmenté de 455,1 milliards de FCFA.











