Le Trésor camerounais était attendu mercredi 27 novembre sur le marché des titres publics de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), pour un remboursement de 14 milliards de francs CFA
Dans le cadre de la gestion active de sa dette, il a ainsi émis de nouveaux titres afin de lever les financements nécessaires au remboursement de tranches échues. Mais, au sortir de cette opération, Yaoundé n’a pu obtenir que quatre milliards de francs CFA, ce qui l’a obligé à recourir à ses fonds propres pour au moins 10 milliards, afin de maintenir la qualité de sa signature.
C’est le directeur de la Trésorerie au ministère des Finances, Samuel Tela qui a révélé cette information dans son intervention au cours de la «Finance Week», l’événement qui a rassemblé le 27 novembre dernier, la fine fleur de la finance de la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA) à Yaoundé, autour du thème «marché domestique des capitaux : un levier de croissance économique.»
«Avant, nous levions avec beaucoup d’aisance les ressources sur le marché ; aujourd’hui, nous avons de la peine à refinancer nos remboursements», a confessé le patron de la direction de la Trésorerie au ministère des Finances cité par notre confrère Ecofin. Cet aveu sur les difficultés du Cameroun à mobiliser les financements sur le marché des titres de la BEAC, intervient après l’alerte de début 2023 lancée par le ministre des Finances lui-même. En effet, le 16 février 2023 à Douala, Louis Paul Motazé s’inquiétait déjà du désintérêt que les banques et les sociétés agréées en valeurs du Trésor (SVT) affichaient vis-à-vis des opérations de mobilisation des fonds sur ce marché par le Trésor camerounais.
Alors que le Trésor camerounais a toujours fait carton plein sur ses opérations de refinancement sur le marché, malgré la faible participation de Sociétés agréées en Valeurs du Trésor, désormais, il éprouve des difficultés à lever des fonds alors qu’il n’a jamais enregistré le moindre défaut depuis 13 ans.
“Nous essayons de faire comprendre aux intermédiaires en valeurs du Trésor que l’essentiel n’est pas d’aller chercher des taux d’intérêt de 7% dans les autres pays. Il faut regarder aussi le risque. Nos titres de court terme sont autour de 4%. Mais, il y a des pays dans la CEMAC qui offrent jusqu’à 7%», assure le directeur général du Trésor du ministère des Finances, Sylvester Moh. Pour l’instant, il n’a pas été entendu.

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)



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