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Le transport aérien et son corollaire le tourisme sont également deux des secteurs d’activité les plus touchés, mais il y des nuances et parmi les protagonistes il y a aussi des gagnants.

Les premiers perdants sont évidemment les populations des pays concernés, victimes innocentes de bombardements. On ne peut pas oublier que ce conflit a déjà fait plus de 2.000 morts répartis dans tous les camps. Pris au piège, les habitants n’ont d’autre ressource que de fuir ou faire le dos rond en espérant la fin de leur cauchemar

Elle vient de se rappeler à notre bon souvenir depuis l’extension du conflit au Moyen-Orient. Brutalement le trafic aérien dans la région a été mis à l’arrêt presque complet. Il faut dire que les avions civils peuvent représenter des cibles de choix alors qu’ils sont dans l’incapacité de se défendre et que les aéroports constituent des infrastructures importantes, parfaitement localisées et qu’il suffit d’un seul impact, même sur un parking, pour les mettre à l’arrêt.

L’offensive puissante et constante des promoteurs de l’écologie a fait effet d’un épouvantail sur le transport aérien qui, fort injustement attaqué, a cherché des parades quitte à modifier en profondeur certains aspects de cette activité, comme, par exemple l’arrêt de la baisse des tarifs. Toutes les mesures prises, ne sont d’ailleurs pas sans intérêt car plus ce secteur d’activité répondra aux critères de bonne conduite écologique et plus il sera rentable. Cela nécessite néanmoins de colossaux investissements qui ne feront leur plein effet qu’à très long terme, tout en étant financés à court terme. On ne fera pas l’économie d’augmentations de tarifs pour financer les recherches si complexes. Mais les contraintes subies par les opérateurs ne sont sensibles que très progressivement. Un autre facteur est beaucoup plus pénalisant : c’est la géopolitique.

D’abord il faut disposer de l’espace aérien en particulier dans les zones très denses comme les Etats Unis ou l’Europe. Ensuite il faut bien admettre que le transport aérien est source d’émission de CO², même s’il ne représente que moins de 3% des émissions. Enfin il faut tenir compte de l’attitude des populations riveraines des grands aéroports qui supportent de plus en plus mal le survol des appareils même si ceux-ci font de moins en moins de bruit.

Le cap des 5 milliards de passagers sera dépassé en 2026. Pour atteindre ce niveau exceptionnel, il ne faut pas moins de 28.000 appareils en service pour desservir un peu plus de 4.000 aéroports dans le monde. Ce volume de trafic commence à poser de sérieux problèmes.

Sa prise en compte a changé l’environnement du transport aérien qui jusqu’à présent devait évoluer en se concentrant sur son économie et sa sécurité.Voilà de quoi occuper l’esprit de tout dirigeant. Il faut maintenant y ajouter cette nouvelle contrainte qui, sans qu’on l’ait vraiment vue arriver, influence de plus en plus l’écosystème dans lequel tout transporteur doit évoluer. Aucun programme d’exploitation ne peut être envisagé sans en tenir compte. Elle influe jusqu’aux compositions de flottes et bien entendu aux lignes à desservir. Et elle ne fera que s’accentuer dans les années à venir

Il est un poste dont rêvent tous les salariés ambitieux du transport aérien, celui de Président Exécutif d’une compagnie aérienne. Et pourtant, à la réflexion est-ce un métier si enviable ? Les contraintes aussi bien internes à l’entreprise que reliées à son environnement, au milieu desquelles il doit évoluer, peuvent rendre la vie impossible. Les lister est un vrai casse-tête, mais on peut au moins esquisser les plus voyantes.

Ces résultats apparaissent excellents mais le taux de rentabilité qui reste de 3,4% est tout de même très insuffisant. Alors à la tête de IAG, le groupe constitué autour de British Airways et d’Iberia, Willie Walsh, l’actuel CEO de IATA, avait fixé un objectif de 10% au moins, chiffre qui d’ailleurs a été atteint par le même groupe pendant quelques exercices. Comment se fait-il alors que les résultats financiers ne correspondent pas au réel succès de ce secteur d’activité ? Sans parler d’excuses, j’y vois plusieurs explications.

Les chiffres de la dernière Assemblée Générale de l’IATA sont très instructifs. Ils donnent une vision globale du transport aérien et de ses perspectives, même si ces dernières sont revues plusieurs fois par an à la hausse ou à la baisse. Pour la première partie de 2025 la tendance est plutôt de revoir les chiffres à la baisse. Retenons cependant les bons résultats de 2024 : 32,4 milliards de dollars de bénéfice pour 4,89 milliards de passagers, en hausse de près de 10% par rapport à 2023 année qui a marqué le retour du transport aérien à la normale.