Les chaînes hôtelières Hilton et Marriott ont annoncé ce mercredi 18 juin un ambitieux plan de développement en Afrique pour tirer parti de la croissance rapide du tourisme sur le continent. L’augmentation des voyages d’affaires et de loisirs sur le continent le rend de plus en plus attractif pour les majors mondiaux de l’hôtellerie
Hilton va tripler son parc actuel
Le management de Hilton a indiqué que la chaîne prévoit de tripler son portefeuille africain pour atteindre un parc de plus de 160 hôtels. Pour la première fois en effet, Hilton prévoit de s’implanter en Angola, au Ghana et au Bénin, et de revenir à Madagascar et en Tanzanie, indique le communiqué diffusé ce 18 juin.
Quant à la chaîne Marriott, elle prévoit d’ajouter 50 établissements d’ici 2027, dont cinq nouveaux pays : le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, Madagascar et la Mauritanie. Le portefeuille africain actuel du groupe comprend près de 150 unités hôtelières, soit 26.000 chambres réparties dans 20 pays.
L’industrie touristique africaine aiguise l’appétit des compagnies aériennes
De leur côté, les compagnies aériennes veulent leur part du gâteau de la croissance de l’industrie du tourisme en Afrique. Plusieurs d’entre elles ont d’ores et déjà redimensionné leur capacité africaine. Emirates propose désormais 161 vols hebdomadaires vers les capitales africaines et a récemment ajouté des vols quotidiens vers Entebbe en Ouganda et Addis-Abeba. Le transporteur américain United Airlines a lancé une liaison directe Washington-Dakar en mai dernier tandis que Delta exploite une liaison quotidienne vers Accra depuis décembre 2024.
Les arrivées de touristes internationaux sur le continent ont augmenté de 9 % en glissement annuel au premier trimestre 2025, selon l’Organisation mondiale du Tourisme, soit 16 % de plus que la même période d’avant la pandémie en 2019. Cette dynamique se traduit par un impact économique. Le tourisme représente en effet entre 3 et 7 % du PIB de pays comme le Kenya, le Maroc et l’Afrique du Sud, et jusqu’à 15 % dans des économies fortement tributaires du tourisme comme la Namibie.











