Avec ce montant, le groupe emirati de transport aérien devient la compagnie aérienne la plus rentable au monde pour l’exercice 2024-25. Quant au bénéfice avant impôt de Dubaï National Air Travel Agency (Dnata), avec 430 millions de dollars US, le record est franchi
Le groupe Emirates a publié ce mercredi 14 mai son rapport annuel 2024-2025, atteignant des niveaux records en termes de bénéfice, d’EBITDA, de chiffre d’affaires et de liquidités. Cette performance exceptionnelle positionne la compagnie aérienne Emirates comme le groupe le plus rentable au monde pour la période de référence 2024-25.
Emirates et Dubaï National Air Travel Agency (Dnata) ont chacun généré des revenus record sur l’exercice, alors que le Groupe a élargi ses opérations mondiales pour répondre à une forte demande pour ses produits et services de haute qualité.
Pour l’exercice clos le 31 mars 2025, le groupe Emirates annonce un bénéfice avant impôt record de 22,7 milliards AED, soit 6,2 milliards de dollars US, en hausse de 18 % par rapport à l’année précédente ; un chiffre d’affaires record de 145,4 milliards AED, environ 39,6 milliards de dollars en hausse de 6 %. C’est également un niveau record de liquidité qui a été atteint avec 53,4 milliards AED, 14,6 milliards de dollars US, en hausse de 13 %. Un EBITDA record enregistré également de 42,2 milliards AED, 11,5 milliards de dollars US, en hausse de 6 %, démontrant une forte rentabilité opérationnelle.
Ces résultats financiers enregistrés durant l’exercice 2024-2025 font du groupe Emirates la compagnie aérienne la plus rentable au monde dans son secteur d’activité. A noter que le bénéfice avant impôt est aussi record atteignant 21,2 milliards AED, soit 5,8 milliards de dollars US, en hausse de 20 %. Quant au chiffre d’affaires, il est robuste et monte à 127,9 milliards AED – 34,9 milliards de dollars US, +6 %.
Les Liquidités record de 49,7 milliards AED,13,5 milliards de dollars US, +16 % par rapport au 31 mars 2024 sont enregistrées.
Dnata, croissance solide sur tous les segments

Le bénéfice avant impôt record de Dubaï National Air Travel Agency (Dnata) est de 1,6 milliard AED, soit 430 millions de dollars US, +2 %. Le chiffre d’affaires est record et s’élève à 21,1 milliards AED, 5,8 milliards de dollars US, +10 %. Les Liquidités, quant à elles sont solides, montent à 3,7 milliards AED, 1 milliard de dollars US.
Le Groupe déclare un dividende de 6 milliards AED, soit 1,6 milliard de dollars à son actionnaire, l’Investment Corporation of Dubai (ICD).
Il s’agit du premier exercice où l’impôt sur les sociétés des Émirats arabes unis, instauré en 2023, est appliqué au groupe Emirates. Après déduction de la taxe de 9 %, le résultat net du Groupe s’établit à 20,5 milliards AED, soit 5,6 milliards de dollars US.
«Ce n’est pas un hasard si Dubaï a donné naissance à des entités mondiales prospères comme Emirates et Dnata. Le secteur aérien de Dubaï est devenu une force influente sur la scène internationale grâce à une vision stratégique, une exécution coordonnée, et un fort soutien de nos clients, partenaires et collaborateurs,» déclare Son Altesse le Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, Président-Directeur général du groupe Emirates. Et de poursuivre : «depuis 40 ans, notre mission est claire : exceller dans ce que nous faisons, et créer de la valeur pour Dubaï et les communautés que nous servons.»
«En 2024-25, le groupe Emirates a établi de nouveaux records en matière de bénéfices, de revenus et de liquidités. Cela reflète nos investissements continus dans nos talents, nos partenaires et l’excellence de nos produits.»
Performances d’Emirates
La capacité totale passagers et fret d’Emirates a augmenté de 4 % pour atteindre 60 milliards d’ATKM (Tonnes-kilomètres disponibles), se rapprochant des niveaux d’avant la pandémie.
Au cours de l’exercice, Emirates a lancé deux nouvelles destinations – Bogotá et Madagascar – et a repris ses vols vers Phnom Penh, Lagos, Adélaïde et Edimbourg, tout en renforçant les fréquences vers 21 autres destinations. Au 31 mars, le réseau d’Emirates couvrait 148 villes dans 80 pays et territoires. La compagnie a également élargi ses partenariats à 33 codeshare et 118 interlines, offrant à ses clients un accès fluide à plus de 1 750 villes au-delà de son propre réseau.
Le premier Airbus A350 a rejoint la flotte d’Emirates cette année, permettant à la compagnie de mieux répondre à la demande avec ses nouveaux produits, notamment la classe Premium Economy et un système de divertissement nouvelle génération. Au 31 mars, Emirates exploitait 4 A350 desservant Édimbourg, Ahmedabad, Bahreïn, Colombo, Koweït et Mumbai.
Face aux retards persistants dans les livraisons d’avions, Emirates a ajouté 99 appareils supplémentaires à son programme de rénovation cabine, portant le total à 219 appareils pour un investissement de 5 milliards de dollars US. Au 31 mars, le carnet de commandes d’Emirates comprenait 314 appareils en attente de livraison, dont 61 A350, 205 Boeing 777X, 35 Boeing 787 et 13 Boeing 777F.
La flotte totale d’Emirates comptait 260 appareils, avec un âge moyen de 10,7 ans.
En déployant stratégiquement sa capacité pour répondre à la forte demande, le chiffre d’affaires annuel d’Emirates a augmenté de 6 % pour atteindre 127,9 milliards AED (34,9 milliards USD). Les fluctuations de change ont toutefois impacté la rentabilité à hauteur de 718 millions AED (196 millions USD).
Le flux de trésorerie opérationnel a atteint 40,8 milliards AED (11,1 milliards USD), reflétant la robustesse commerciale d’Emirates.
Les coûts opérationnels totaux ont augmenté de 4 %. Les deux principales charges sont le carburant et les salaires, suivis des coûts de propriété (amortissements). Le carburant représentait 31 % des coûts, contre 34 % l’année précédente. La facture carburant a légèrement baissé à 32,6 milliards AED (8,9 milliards USD), en raison d’une baisse moyenne des prix de 10 %, compensant une hausse de consommation de 5 %.





Emirats Arabes unis

![Édito | Le piège du « Yield Management » [Par Jean-Louis Baroux] Ceux-ci alléchés par des tarifs attractifs à la condition d’acheter leurs billets très longtemps à l’avance, souvent plusieurs mois, se retrouvent piégés en cas d’annulations de vols, voire de cessation d’opérer entre des destinations.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Hh-1-450x185.jpg.webp)



