Les recettes fiscales collectées par le gouvernement sud-africain ont chuté de 3 milliards de dollars (56,8 milliards de rands) en 2023 en raison des mauvaises performances économiques, a annoncé mercredi 1er octobre le ministre des Finances, Enoch Godongwana.
«La baisse des prix des matières premières, le ralentissement de la croissance mondiale, la crise de l’électricité et les contraintes logistiques ont lourdement pesé sur les revenus», a déclaré M. Godongwana dans son discours sur la politique budgétaire à mi-mandat prononcé au Parlement.
Il a précisé que parmi les principaux problèmes affectant la capacité de l’Autorité sud-africaine des impôts (SARS) à augmenter les recettes de l’État comprenaient, entre autres, la chute de l’impôt sur les sociétés et l’augmentation des remboursements de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Par ailleurs, le ministre a signalé que les revenus exceptionnels dont le pays bénéficiait durant les dernières années en raison des hausses des prix des matières premières avait pris fin. «Les recettes provisoires de l’impôt sur les sociétés minières ont diminué de 24,6 milliards de rands, soit 55 % par rapport à la même période en 2022/2023», a-t-il indiqué.
«Cette situation est aggravée par les crises qui secouent les compagnies publiques d’électricité Eskom et celle de logistique Transnet», a-t-il poursuivi, notant que le SRAS a dû verser des remboursements de TVA plus élevés que prévu aux ménages et aux entreprises qui investissent dans des sources d’énergie alternatives alors qu’ils s’éloignent du réseau peu fiable d’Eskom.
«Les sociétés minières ont jusqu’à présent réclamé la plus grande partie des remboursements de TVA (300 millions de dollars), suivies par le secteur manufacturier (270 millions de dollars) et l’électricité (190 millions de dollars)», a-t-il fait observer.
En raison de la diminution des recettes fiscales, a noté M. Godongwana, le Trésor national compte réduire les allocations budgétaires aux départements gouvernementaux de 85 milliards de rands (4,5 milliards de dollars) au cours des deux prochaines années.
En outre, les subventions conditionnelles aux provinces et aux municipalités pour financer des projets d’infrastructures massifs ont été immédiatement réduites de 6,2 milliards de rands (plus de 300 millions de dollars) et 3,4 milliards de rands (plus de 180 millions de dollars), respectivement.
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