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L’agence souligne également la stabilisation de la monnaie nationale, le Cedi, et une nette consolidation des réserves de change, réduisant ainsi les risques de paiement extérieur. Pour l’agence de notation, la croissance du PIB réel restera solide jusqu'en 2027 et s'établira en moyenne à 5 %, soutenue par le boom de l’industrie aurifère, une confiance des ménages renforcée grâce à la baisse de l'inflation, et une diminution du coût de la dette.

L’agence de notation financière Fitch Ratings a relevé vendredi 8 mai, la note à long terme en devises étrangères du Ghana de «B-» à « B » assortie d’une perspective positive. Fitch explique sa décision par la forte baisse du ratio dette publique/PIB, soutenue par une croissance robuste du PIB réel ainsi que d’importants efforts d’assainissement budgétaire.

Le Bénin veut montrer qu’il n’est plus seulement candidat aux financements internationaux mais capable de mettre en place des outils lisibles, comparables et crédibles pour transformer ses ambitions climatiques en projets bancables. Dans un contexte où l’accès au capital dépend de plus en plus de la capacité à prouver l’impact, la démarche illustre un repositionnement stratégique. Ce choix intervient à un moment charnière : l’Afrique fait face à un besoin massif de financement climatique, estimé par la Banque africaine de développement à plus de 250 milliards de dollars par an d’ici 2030. En adoptant un cadre aligné sur les meilleures pratiques internationales, Cotonou cherche à se différencier et à se placer dans la même ligue que les pionniers régionaux comme le Nigeria ou l’Égypte.

Cap sur la finance verte. En s’alignant sur les référentiels ICMA/LMA 2025 (référentiels internationaux qui fixent les bonnes pratiques des obligations et prêts verts) et en obtenant une opinion indépendante de Sustainable Fitch jugée «Bon,» dont quatre piliers sont classés «Excellents,» le Bénin envoie un signal fort aux investisseurs

La création d’une agence de notation financière africaine avait été annoncée en septembre 2023 par l’UA, après plusieurs années de controverse sur les méthodes des «Big Three» (Moody’s, Fitch et S&P), accusés «d’évaluer avec un biais négatif» le risque de crédit des économies africaines et de pousser les taux d’emprunt à la hausse, au point parfois de leur fermer l’accès au marché.

Plutôt que de s’en prendre au thermomètre, l’UA ferait mieux de s’attaquer aux causes de la fièvre. Instrument de l’Union africaine chargé de la mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et de l’évaluation de la performance des Etats membres en matière de gouvernance, le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) précise que cette agence de notation africaine «sera l'une des principales institutions financières qui va œuvrer à équilibrer la position du continent dans l'architecture financière mondiale.»

L’accélération du retrait des banques françaises de l’Afrique ouvre de nouvelles perspectives de croissance pour les groupes panafricains émergents soit de manière organique, soit par le biais de fusions-acquisitions, estime l’agence de notation Fitch Ratings dans une note d’analyse publiée en fin de semaine dernière. Intitulée «French Banks’ Exit from Africa to Spur Local Banks’ Growth, Competition», cette note rappelle la cession le 12 avril dernier, de la filiale marocaine du groupe Société Générale à Saham Group, un groupe détenu par le financier marocain Moulay Hafid Elalamy, ancien ministre de l’Industrie.

Le désengagement des banques françaises du continent stimulera le développement des groupes panafricains, parient les analystes de l’agence de notation Fitch Ratings. Des acteurs régionaux comme Vista Group et Coris Bank, pourraient voir augmenter leur voilure et améliorer leur position concurrentielle.  

Le total bilan s’établit à 3.893,477 milliards de FCFA contre 3.482,022 milliards, à la clôture de l’exercice précédent. Le produit net bancaire est porté à 114,885 milliards de FCFA contre 111,033 milliards, au titre de l’exercice 2023.

Le Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a approuvé les comptes de la BOAD, pour l’exercice clos le 31 décembre 2023. La Banque affiche des indicateurs clés en amélioration, dénotant ainsi la consolidation continue de ses performances opérationnelles et financières