Tous les articles qui parlent de FMI - Page 2

Depuis 2023, la Côte d'Ivoire était engagée avec le FMI dans un double dispositif : un programme économique classique et une Facilité pour la résilience et la durabilité, consacrée aux enjeux climatiques. Au total, quelque 4,8 milliards de dollars ont été mobilisés en trois ans. Le pays conclut cette sixième et dernière évaluation sur un franc succès en ayant respecté l'intégralité de ses critères de performance.

Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, le 24 juin, un décaissement d'environ 832,8 millions de dollars (un peu plus de 467 milliards de FCFA) en faveur de la Côte d'Ivoire, au terme de la sixième revue de ses programmes. Ce versement couronne trois années d'engagements tenus par Abidjan. L'achèvement réussi de ce programme ouvre désormais une nouvelle phase stratégique pour le pays, résolument tournée vers l'investissement d'envergure et la mise en œuvre opérationnelle de son Plan national de développement (PND) 2026-2030.

Lazard est connu pour être l’un des grands spécialistes mondiaux des restructurations de dettes souveraines. Et il a une expérience africaine plutôt solide. Le cabinet a conseillé entre autres, la Zambie et le Ghana dans la gestion de leurs crises de dette, ainsi que le Tchad et le Mozambique. Sa réputation dans ce domaine suffit donc à alimenter les spéculations dans le microcosme dakarois sur les options étudiées par le gouvernement, qu’il s’agisse d’un rééchelonnement, d’un reprofilage ou d’une restructuration plus large.

Le Sénégal s’apprêterait à confier à la Banque d’affaires Lazard un rôle de conseiller financier sur sa dette souveraine, selon plusieurs sources proches du dossier citées par les agences Bloomberg et Reuters. L’arrivée attendue de la banque d’affaires renforce les anticipations d’un réaménagement de la dette sénégalaise, mais son mandat exact n’est pas encore établi.

La République démocratique du Congo (RDC) accélère la création de sa toute première place boursière, la Bourse de Kinshasa.

La République démocratique du Congo franchit une étape historique dans la modernisation de son économie. En préparant le lancement de la Bourse de Kinshasa, le gouvernement entend attirer les capitaux internationaux, valoriser son immense potentiel minier et renforcer le financement de son développement dans un contexte de forte demande mondiale en minerais critiques.

Le président sortant avait hérité d’une économie chancelante, le pays était alors en proie à un défaut de paiement de sa dette souveraine.

La Zambie se prépare à l’élection présidentielle en août, une élection dont le président sortant, Hakainde Hichilema, est donné favori pour décrocher un second mandat. Mais rien n’est gagné à l’avance, car le président Hichilema pourrait faire face à une forte concurrence du chef de l'opposition, Brian Mundubile. Pour les analystes politiques à Lusaka, ce scrutin s'annonce comme un référendum sur le bilan économique du chef de l’Etat en poste depuis 2021.

Selon le communiqué officiel, le règlement de l'opération est attendu autour du 5 août. Les obligations arriveront à échéance en 2033, après une maturité de sept ans, assortie de trois années de grâce, durant lesquelles l'État ne remboursera que les intérêts avant d'amortir le principal.

L’échéance des livrables de deux audits sur les finances publiques arrive à grande vitesse et fait trembler tout Libreville en cette mi-juillet. D'un côté, le Comité d'audit et de consolidation des passifs exigibles de l'Etat, lancé le 17 juin dernier par le ministre de l'Economie Thierry Minko, doit livrer ses conclusions la semaine prochaine sur un stock de dette publique que les autorités elles-mêmes évaluent à environ 8.700 milliards FCFA, soit entre 70 et 74 % du PIB.

Au total, cette transaction porte à 2,1 milliards de dollars le montant réglé aux créanciers détenteurs des eurobonds ghanéens depuis janvier 2025. Accra souligne que ce règlement a été effectué dans « le cadre des dispositions de financement planifiées, sans exercer de pression excessive sur les réserves de change du pays.» Un détail loin d'être anodin puisque la capacité d'Accra à honorer ses engagements extérieurs tout en préservant ses réserves constitue un signal adressé aux marchés financiers qui scrutent de près la trajectoire budgétaire du pays depuis plusieurs années.

Dans un communiqué publié ce lundi 06 juillet, le ministère des Finances ghanéen annonce avoir réglé par anticipation, une obligation eurobond de 700 millions de dollars. Selon le ministère, ce paiement se décompose en 525,2 millions de dollars au titre du principal et 174,8 millions au titre d’intérêts. Cette transaction accélère la stratégie de la gestion active de la dette du pays qui consiste à substituer les maturités de l’encours afin de profiter de la détente de taux sur le marché, et réaliser des économies sur les frais financiers.