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Dans son rapport semestriel publié le 22 août, l'entreprise précise que sa part de production de Kamoa-Kakula, l'une des plus grandes mines de cuivre au monde, devrait chuter jusqu'à 57 000 tonnes cette année. Le site n'a pas retrouvé son rythme depuis la suspension des opérations décidée l'an dernier, après une activité sismique et les inondations qui ont suivi. Zijin détient un peu plus de 44 % du projet, au côté notamment du canadien Ivanhoe Mines.

Le géant minier chinois Zijin Mining Group a prévenu vendredi 21 août que son objectif de production de cuivre pour 2026 était sous pression, après des inondations qui ont frappé le complexe de Kamoa-Kakula, en République démocratique du Congo. Un coup dur qui survient sur un marché mondial déjà tendu, le métal rouge ayant franchi la barre des 14 000 dollars la tonne, près de ses sommets historiques.

Selon le ministre, le projet serait développé dans la province du Kasaï-Oriental dans le cadre d'une joint-venture entre la multinationale chinoise et la Société publique minière de Bakwanga (Miba) qui fut jadis spécialisée dans le diamant. S’il se concrétise, ce projet ferait déplacer le centre de gravité de l’industrie cuprifère congolaise historiquement basée dans le Grand Katanga. D'après l’agence Bloomberg, le chef de l’Etat congolais Félix Tshisekedi souhaite voir le dossier avancer rapidement.

Le groupe chinois China Railway Group Ltd. (CREC) négocie avec le gouvernement congolais afin de développer un projet de mine de cuivre d’une capacité de 500.000 tonnes par an, un niveau qui placerait ce site parmi les plus importantes exploitations cuprifères au monde, rapporte l’agence Bloomberg à la suite d’une rencontre en début de semaine, entre les représentants du groupe chinois et le ministre congolais des Mines, Louis Watum.

Ce sommet, combiné à une autre offensive américaine ciblant au même moment les mines de cuivre congolaises exploitées par le groupe suisse Glencore, illustre l’accélération des plans de Washington dans les minéraux critiques en RDC.

Au " sommet" des terres rares et des minérais stratégiques qui se tient ce mercredi 4 février à Washington, la République démocratique du Congo (RDC) sera en première ligne avec ses immenses ressources minières. Son président, Félix-Antoine Tshisekedi y jouera le rôle de VRP en chef. Il peut aussi compter sur des majors opérant dans le pays. Devant un parterre d'investisseurs, la sortie du groupe canadien Ivanhoe Mines la veille de ce rendez-vous le confirme. Son management assure que  la mine de zinc Kipushi située dans le Grand Katanga figure parmi les actifs susceptibles d’alimenter le projet américain de stock stratégique de minéraux critiques, doté de 12 milliards US. Selon le groupe, qui précise au passage être en pourparlers avec ses partenaires sur le projet, y compris la compagnie minière publique congolaise Gécamines, sur les modalités d'un partenariat. 

Le rapport met en avant des perspectives de croissance positives, ainsi que des réformes fiscales appuyées par le Fonds monétaire international (FMI), tout en mettant en garde contre la trop forte dépendance aux matières premières.

Dans une note de synthèse publiée le 29 avril, l’agence de notation financière Moody’s Ratings a maintenu la note B3 de la République démocratique du Congo (RDC), avec une perspective stable. En dépit de l’incertitude liée à la déstabilisation des provinces du Kivu, les analystes de Moody’s soulignent «les forces et le potentiel économiques du pays.»

Les volumes sont en hausse de 13 % en glissement annuel, portés par le dynamisme des plus grandes mines de cuivre du pays. Ainsi, le groupe chinois CMOC, qui exploite les mines Tenke Fungurume et Kisanfu dans la province du Katanga, a annoncé une production de 650 161 tonnes, soit une croissance de 55 % ! Son concurrent, le Canadien Ivanhoe Mines, qui exploite la plus grande mine de cuivre du pays, a produit 437 061 tonnes à Kamoa-Kakula, soit une hausse de 12 % par rapport à 2023.

Les exportations de cuivre ont atteint un volume exceptionnel de 3,1 millions de tonnes en 2024, selon le Rapport de statistiques minières publié par le ministère des Mines. Pour la première fois, la République démocratique du Congo (RDC) dépasse en effet le seuil historique de 3 millions de tonnes du métal rouge à l’export