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Le FMI et le Sénégal sont parvenus à un accord au niveau des services sur ce programme de prêts, a annoncé le Fonds mardi 1er septembre. Dans un communiqué distinct, le ministère sénégalais de l'Économie et des Finances a fait état d'un « cadre commun renforcé » visant à rétablir la « soutenabilité de la dette », sans préciser les mesures envisagées à cet effet. L'annonce n'a pas rassuré les investisseurs : les obligations sénégalaises ont chuté à des niveaux historiquement bas, s'échangeant toutes désormais sous 50 cents pour un dollar ou un euro, soit la moitié de leur valeur nominale.

Le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) ont conclu un accord de principe portant sur un programme de financement de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. En contrepartie, Dakar s'engage à rétablir la soutenabilité de sa dette, après la découverte de plus de 11 milliards de dollars d'emprunts non déclarés sous l'ancienne administration. Un nouveau départ sous haute tension, alors que les marchés sanctionnent déjà lourdement la dette sénégalaise.

Une décision qui renforce l'accès de la banque au marché des capitaux chinois, après son premier emprunt obligataire « Panda » de 2,2 milliards de RMB émis en 2025.

Selon un communiqué d'Afreximbank, 21 août 2026, China Chengxin International Credit Rating (CCXI) a confirmé, pour la deuxième année consécutive, la note AAA de la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), assortie d'une perspective stable. Dans son rapport de notation 2026, publié à Pékin le 30 juillet, l'agence chinoise s'attend à ce que cette note se maintienne au cours des 12 à 18 prochains mois.

Le relèvement intervient onze semaines après l’investiture, le 23 mai, de Romuald Wadagni. Élu président le 12 avril, celui qui a dirigé le ministère béninois de l’Économie et des Finances pendant dix ans, de 2016 à 2026, entend inscrire son septennat dans la continuité des réformes engagées au cours de la dernière décennie.

Le Bénin franchit un nouveau cap sur le marché financier. L’agence Moody’s a relevé d’un cran sa note souveraine, de « B1 » à « Ba3 », saluant l’amélioration progressive du profil de crédit du pays et la crédibilité de sa stratégie d’endettement. Mais, en ramenant dans le même temps sa perspective de « positive » à « stable », l’agence adresse aussi un message de prudence : Cotonou a gagné en solidité, mais le chemin vers la catégorie investissement reste long.

Le 30 juillet 2026, le gouvernement a arrêté les conditions d'un Eurobond de 920 millions de dollars (près de 524 milliards de FCFA), soit 22,7 % de plus que l'objectif initial fixé à 750 millions de dollars.

En dépassant largement son objectif initial, Libreville signe son plus important retour sur les marchés internationaux depuis plusieurs années. Si cette levée de fonds de 920 millions de dollars marque un net progrès par rapport à l'opération de 2025, le coût de l'emprunt demeure élevé, reflet d'une confiance encore mesurée des investisseurs malgré les réformes engagées.

Ce repli s'inscrit dans une pression continue sur les obligations internationales du Gabon. Le 15 avril dernier, l'eurobond à échéance 2031 avait déjà enregistré son décrochage journalier le plus important en un an, perdant 2,99 cents sur le dollar pour s'établir à 84,40 cents, après la publication par le FMI de projections budgétaires plus dégradées qu'anticipées. La révision de Moody's intervient dans ce contexte, et pourrait orienter les titres vers de nouveaux niveaux encore plus bas.

Les obligations internationales du Gabon ont été chahutées en baisse jeudi 25 juin sur les marchés secondaires, au lendemain de la décision de l’agence de notation financière Moody's de réviser la perspective de crédit du pays de « stable » à « négative », tout en maintenant la note souveraine à Caa2, rapporte l’agence Reuters.

Cette performance est présentée par le gouvernement comme «le résultat d’une gestion budgétaire maîtrisée, dans un contexte de forte pression liée aux engagements financiers de l’Etat.» Ce qui a valu au pays une reconnaissance symbolique avec l’attribution du prix de la meilleure gestion de la dette publique parmi les pays du Commonwealth.

Le gouvernement va devoir mobiliser 5,6 milliards de dollars (14.219,4 milliards de shillings) au service de sa dette au cours du prochain exercice budgétaire, selon les données présentées par le ministère des Finances devant le Parlement. Sur l’année fiscale en cours (juillet 2025-avril 2026), Dodoma (ndlr : nouvelle capitale du pays) indique avoir déjà mobilisé et décaissé 9737,7 milliards de shillings, soit 68,5 % de l’objectif.

Sur le plan budgétaire, les autorités réaffirment leur volonté de poursuivre la mobilisation des recettes intérieures, la rationalisation des dépenses publiques et la gestion rigoureuse de l’endettement «afin de préserver la soutenabilité des finances de l’Etat.» Parallèlement, la cadence des investissements structurants dans l’infrastructure, les programmes d’adaptation au changement climatique, la mise à niveau des services publics et la lutte contre la pauvreté sera maintenue. Pour le gouvernement, ce sont des leviers essentiels pour améliorer la compétitivité de l’économie.

  Décidément, l’Eléphant ne faiblit pas. Dans les prévisions triennales et de programmation budgétaire présentées mercredi 3 juin en Conseil des ministres, le gouvernement projette une accélération de la croissance avec un taux moyen de 6,8 % sur la période 2027-2029. Abidjan entend «préserver la stabilité macroéconomique, soutenir une croissance durable et garantir l’équilibre des finances publiques.»

Concrètement, la décision de l'agence de notation va se traduire par une hausse de la prime de risque adossée aux émissions du Trésor malien et aux établissements publics. Cette révision à la baisse des perspectives du risque souverain du Mali est sans surprise. Elle reflète les inquiétudes de l'agence face à « la dégradation de l'environnement sécuritaire et aux conséquences potentielles sur la stabilité de l'État et sa capacité à honorer ses engagements auprès des créanciers ».

L'agence de notation financière américaine Moody's a abaissé, samedi 29 mai, la perspective de la note souveraine du Mali de « stable » à « négative », tout en confirmant sa note d'émetteur à long terme en devises locale et étrangère à Caa2, une catégorie d'emprunteurs à très haut risque, à deux crans du défaut de paiement.

Cette amélioration de perspective intervient après une période de fortes tensions de liquidité sur le budget. En octobre 2024, le gouvernement congolais avait procédé à une opération d'allongement des maturités dans le cadre du Plan National d'Optimisation de la Trésorerie une opération que Moody's avait assimilée à un swap coercitif. Brazzaville avait également enregistré, début 2025, des no-show sur des échéances de la dette sur le marché régional.

Dans un communiqué, l’agence de notation financière Moody's, a annoncé, mercredi 27 mai, le relèvement de la perspective du Trésor du Congo-Brazzaville de stable à positive, tout en confirmant sa note à long terme en devises locale et étrangère à Caa2. Moody’s explique ce réajustement par «la baisse des risques de refinancement de la dette après les opérations de swap sur la dette régionale et le retour sur le marché international de capitaux.” A cela, ses analystes ajoutent l’impact de réformes de gestion des finances publiques mises en œuvre dans le cadre du programme soutenu par le FMI.