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Pendant deux jours, l’ENSMR se transformera en véritable hub d’échanges entre étudiants, jeunes diplômés et acteurs majeurs du tissu économique. Placé sous le thème «Coopération Sud-Sud : le Maroc au cœur des nouvelles dynamiques africaines préconisant un essor intégré,» le forum ambitionne de mettre en lumière le rôle central du Royaume dans la redéfinition des partenariats africains.

Les 15 et 16 avril 2026, l’École Nationale Supérieure des Mines de Rabat (ENSMR) accueillera la 26ᵉ édition du Forum Mines-Rabat Entreprises. Un rendez-vous devenu incontournable où se croisent ambitions industrielles, diplomatie économique et perspectives de carrière, sur fond de coopération Sud-Sud en pleine mutation

Le Maroc connaît une urbanisation accélérée avec 60 % de la population vivant en milieu urbain, une proportion qui devrait atteindre 70 % d’ici 2050. Cette croissance, particulièrement marquée dans la région de Casablanca-Settat, moteur clé de l’économie du Royaume, offre d’importantes opportunités de développement. Les villes contribuent de manière significative au PIB du Maroc et constituent des pôles d’investissement et d’emploi. En relevant des défis majeurs tels que la mobilité limitée des habitants des zones périurbaines, la congestion routière et la pollution liée aux véhicules, les villes marocaines pourront aller encore plus loin.

Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé mardi 10 juin, un financement de 350 millions de dollars pour le pôle de mobilité et de logistique du Grand Casablanca. Ce projet vise à améliorer l’accès aux emplois et aux services essentiels en renforçant les services ferroviaires de passagers dans cette zone géographique, centre névralgique du réseau ferroviaire marocain

À lui seul, le projet LGV Kénitra-Marrakech représente un investissement de 53 milliards de dirhams (hors matériel roulant). Il s’accompagne d’un vaste plan de renouvellement de la flotte ferroviaire nationale avec l’acquisition de 168 nouveaux trains pour un montant de 29 milliards de dirhams.

Un pas de plus vers une mobilité durable. Jeudi 24 avril2025, à la gare de Rabat-Agdal, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a lancé les travaux de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) reliant Kénitra à Marrakech. Ce projet de 430 kilomètres incarne la stratégie du Royaume en faveur d’un réseau ferroviaire moderne, inclusif et à faible empreinte carbone

Ce développement est annoncé alors que l’entreprise espagnole CAF affronte le sud-coréen Hyundai dans la dernière ligne droite des appels d’offres pour les trois lots restants, à savoir les 40 trains susmentionnés, 60 trains navettes rapides (TNR) et 50 trains RER (Réseau Express Régional). Le processus en cours depuis novembre 2023, après un appel à manifestation d’intérêt international émis en 2022, a déjà écarté les offres de plusieurs consortiums internationaux.

Selon des informations relayées par la presse économique espagnole, le Maroc a obtenu de l’Espagne un prêt de 754,3 millions d’euros. Ce prêt concessionnel est destiné à financer l’acquisition de 40 trains interurbains, dans le cadre d’un projet d’achat de 168 trains, dont une commande de 18 unités déjà attribuée à l’équipementier français Alstom

Selon l’Autorité marocaine des marchés des capitaux, les souscriptions ont été réparties de la manière suivante : les OPCVM, 479,9 millions de dirhams ; les entreprises financières, 400 millions de dirhams ; les compagnies d’assurance et de réassurance, 44,3 millions de dirhams ; la Caisse de Dépôt et de Gestion, 498,9 millions de dirhams et 576,9 millions de dirhams pour un organisme de retraite et de pension dont l’identité n’a pas été dévoilée. C’est CDG Capital, filiale du groupe CDG qui a été le conseiller financier et organisme chargé du placement de l’emprunt obligataire.

L’Office national des chemins de fer (ONCF) a levé 2 milliards de dirhams en obligations vertes (environ 200 millions de dollars) pour financer des projets d’infrastructure et d’extension du réseau à faible empreinte carbone. L’emprunt obligataire a connu un formidable succès auprès des investisseurs institutionnels

Les travaux couvrent près de 40 kilomètres et comprennent des prestations de terrassement, d’ouvrages d’art courants ainsi que la réalisation de 5 ponts. De son côté, Colas Rail se chargera de la conception et la construction de voies, caténaires et sous-stations du lot Nord, pour 200 millions d’euros.

L’Office national des chemins de fer (ONCF) a attribué trois contrats d’une valeur totale de 430 millions d’euros à deux filiales du groupe français Colas pour réaliser des sections de la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech. GTR (Les Grands Travaux Routiers), filiale marocaine de Colas spécialisée dans les infrastructures routières a été sélectionné pour un contrat de 180 millions d'euros portant sur un lot (le numéro 3) qui intègre des travaux de génie civil

En fait plutôt que de séparer les flux entre la voie aérienne et la voie ferrée on pourrait alors séparer les flux par type de transport : les compagnies spécialisées dans le cargo et celles dédiées aux passagers. Notons que le mode de distribution est déjà organisé de cette manière.

La concurrence entre les deux modes de transport collectif que sont la voie ferrée et la voie aérienne a pris des allures de combat surtout depuis que la mode écologiste s’est insérée dans le débat. Ce phénomène ne concerne que quelques parties de la planète, là ou les deux modes de transport sont les plus développés. En fait il ne s’agit que de l’Europe. Les autres continents sont beaucoup plus étendus et peu couverts par des infrastructures ferrées à la notable exception de l’Inde et de la Chine. Mais en Europe la concurrence fait rage