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Badanam Patoki succède à Essowè Georges Barcola, ministre des Finances, et qui avait jusque-là, le département dans son portefeuille. Ce ministère a été scindé en deux : d’un côté, les Finances et le Budget, toujours pilotés par Barcola, et de l’autre, le département de l’Economie et la Veille stratégique, placé sous la responsabilité de Patoki.

Le désormais président du Conseil (chef du gouvernement), Faure Gnassingbé, a nommé, mercredi 8 octobre, Badanam Patoki, ancien président de l’Autorité des marchés financiers de l’UEMOA, à la tête d’un méga ministère de l’Economie et de la Veille stratégique

Au programme : des tables rondes et échanges de haut niveau pour identifier des opportunités d’investissement et renforcer la place du continent dans les débats économiques mondiaux.

La sixième édition du Choiseul Africa Business Forum se tiendra les 4 et 5 novembre 2025 à l’Hôtel Marriott de Rabat. Organisé par Choiseul Africa, présidé par Pascal Lorot, ce forum annuel rassemblera quelque 800 décideurs économiques et institutionnels parmi les plus influents d’Afrique, d’Europe et du Golfe. Deux jours de panels stratégiques et de sessions de travail (moments de networking, keynote d’experts…) consacrés à l’avenir des économies africaines.

L’accès au crédit demeure un défi persistant pour les femmes dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Bien qu’elles jouent un rôle crucial dans les secteurs informel, agricole et de la transformation, elles se heurtent à des barrières telles que le manque de garanties, la faible valorisation de leurs activités économiques, ou encore les obstacles liés à la propriété foncière.

Le rapport 2024 de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) révèle que le secteur bancaire burkinabè a appliqué le taux d’intérêt le plus bas de la zone UEMOA pour les crédits destinés aux femmes en 2024. Cette performance notable s’inscrit dans un contexte où les femmes, malgré leur dynamisme entrepreneurial, rencontrent toujours des obstacles majeurs pour accéder au financement

Depuis janvier 2024, la Côte d’Ivoire accélère sa stratégie de financement sur les marchés internationaux, multipliant les opérations à forte valeur, avec une première levée de 2,6 milliards de dollars via des obligations vertes et bleues. En mars 2025, le pays franchit une nouvelle étape en émettant un Eurobond de 1,75 milliard de dollars, complété par une mobilisation de 220 milliards de francs CFA. Il s’agit de la première obligation sur les marchés internationaux libellée en monnaie locale. À cette mécanique s’ajoute un dispositif innovant avec le prêt de 400 millions d’euros par Mitsubishi UFJ Financial Group Inc., via un schéma de «dette contre programme de développement» garanti par la Banque mondiale. À la veille de l’émission du Samouraï Bond, les engagements d’Abidjan envers le secteur bancaire japonais avoisinaient déjà 900 millions de dollars.

Ce 17 juillet, la Côte d’Ivoire a fait son entrée sur le marché obligataire japonais avec une émission de 50 milliards de yens (l’équivalent de 300 millions d’euros) à dix ans, assortie d’un coupon fixe de 2,3 %. Une opération inédite pour un pays d’Afrique subsaharienne, et un signal fort envoyé aux investisseurs internationaux. Soutenue par la Japan Bank for International Cooperation (JBIC), cette émission s’inscrit dans la stratégie de diversification des financements engagée par Abidjan depuis plusieurs années

«La facture normalisée électronique vient renforcer l’écosystème des instruments de lutte contre la déperdition des recettes publiques, tout en apportant une réponse ferme aux comportements délictueux,» a affirmé le chef du gouvernement dans le communiqué de la Primature. Il relève à juste titre, que lorsque le système fiscal est perçu comme injuste, avec certaines personnes ou entreprises qui échappent à l’impôt pendant que d’autres paient leur part, cela affaiblit la capacité de l’Etat à mobiliser les ressources nécessaires à la fourniture de services publics.

Le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a lancé en grande pompe lundi 21 juillet, la facture normalisée électronique, qui sera obligatoire à partir du 1er septembre 2025 pour toutes les sociétés, entreprises individuelles comprises, avec quelques adaptations selon le régime d’imposition. En renforçant la traçabilité des transactions, cette réforme structurelle vise à lutter contre la fraude fiscale dans un pays où la sous-déclaration et l’évitement de l’impôt prennent les allures d’un sport national. L’autre effet collatéral de la généralisation de la facture électronique est de réduire les coûts de la collecte de l’impôt et faciliter les déclarations de TVA «La facture normalisée électronique vient renforcer l’écosystème des instruments de lutte contre la déperdition des recettes publiques, tout en apportant une réponse ferme aux comportements délictueux,» a affirmé le chef du gouvernement dans le communiqué de la Primature. Il relève à juste titre, que lorsque le système fiscal est perçu comme injuste, avec certaines personnes ou entreprises qui échappent à l’impôt pendant que d’autres paient leur part, cela affaiblit la capacité de l’Etat à mobiliser les ressources nécessaires à la fourniture de services publics. Le fait que l’impôt pèse sur un noyau de contribuables alimente le sentiment d’iniquité fiscale, fait remarquer le Premier ministre qui se dit «déterminé» à mener une lutte sans merci contre la fraude fiscale. La mise en œuvre de la facture normalisée électronique s’inscrit dans le plan gouvernemental 2024-2028 visant à augmenter les ressources de l’Etat tout en maîtrisant la dette. Parmi les réformes figurant dans ce plan, figurent la révision de l’impôt sur les sociétés (IS), la réduction de l’écart de conformité de la TVA et l’amélioration du rendement de l’impôt foncier. La pression fiscale (rapport entre les recettes de l’impôt et le PIB) en Côte d’Ivoire reste faible, elle s’établit à 15,1 % du PIB. L’objectif des autorités est de porter ce ratio à 15,8 % en 2026, loin des 20 % fixés par l’UEMOA Selon le tableau de bord du ministère des Finances, à fin juin, les recettes du Trésor se sont élevées à 3.707 milliards FCFA, soit 6,6 milliards de dollars contre une prévision de 3.200,7 milliards. Le Premier ministre ivoirien est bien conscient que la facture électronique n’est pas une baguette magique pour généraliser l’adhésion à l’impôt dans le pays. «Le succès de la réforme repose sur l’engagement du secteur privé, la sensibilisation des citoyens et le soutien de la Direction générale des impôts,» a martelé Robert Beugré Mambé. Il invite les entreprises «à s’approprier l’initiative et à en devenir les ambassadeurs résolus.»