Le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire Ouest-ofricaine (UEMOA) a désigné le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Dr. Aboubakar Nacanabo, à sa tête, à l’issue de sa troisième session ordinaire tenue ce lundi 6 octobre 2025 à Dakar

Le ministre Dr. Aboubakar Nacanabo est désormais le nouveau Président du Conseil des ministres statutaire de l’UEMOA. Il succède ainsi à Adama Coulibaly, ministre en charge des Finances et du Budget de Côte d’Ivoire pour un mandat de deux ans conformément à l’article 11 du Traité de l’UMOA. Sa désignation, faite par ses pairs au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), est d’autant plus significative qu’elle permet de ramener la sérénité au sein de l’institution qui commençait à ne plus filer le parfait amour avec les trois pays de l’AES.
Les enjeux du mandat burkinabè
Si le Conseil des M’ministres de l’UEMOA est chargé de définir et d’appliquer les politiques économiques, budgétaires et monétaires de la zone, les priorités sous ce mandat de Dr. Aboubakar Nacanabo incluront, au regard du contexte, la cohésion institutionnelle d’autant qu’après les frictions observées, le nouveau président devra s’employer à restaurer la confiance et à assurer une pleine coopération entre les ministres. Il aura également à garantir la sécurité économique à travers la gestion de l’impact des défis sécuritaires régionaux sur les finances publiques et les économies nationales, notamment au Burkina Faso et dans les pays voisins. Et enfin, il s’agira de renforcer l’intégration régionale en poursuivant les efforts de convergence macroéconomique et la mise en œuvre des grands projets structurants de l’Union.
L’accession du Burkina Faso à cette présidence du Conseil des ministres, dans un climat chahuté, place désormais Ouagadougou au centre des décisions qui détermineront la stabilité et la croissance de l’espace UEMOA.
On se rappelle, les ministres en charge de l’économie et des finances des pays membres de l’AES avaient boycotté, le vendredi 11 juillet à Lomé, la deuxième session ordinaire annuelle du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), suite à l’absence de consensus sur la désignation du Burkina Faso pour assurer la présidence tournante du Conseil, conformément aux dispositions du traité de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). L’on reprochait à l’institution de fouler aux pieds ses propres règles notamment sur le principe de la présidence tournante. Ce qui avait laissé libre cours sur les conséquences des tensions diplomatiques entre le Burkina Faso autant avec la Côte d’Ivoire qu’avec la France, garante de la convertibilité de la monnaie commune qu’est le FCFA.






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