Sans surprise, l’agence de notation financière Standard & Poor’s (devenue S&P Global Ratings) a confirmé vendredi 17 octobre, la note souveraine du Bénin à «BB-/B» sur la dette à long et court terme, en monnaie locale et en devise étrangère. Les perspectives restent positives
Pour les analystes de l’agence, les perspectives positives reflètent la vitalité de la croissance du PIB réel du pays supérieure à celle de ses pairs sur l’horizon de prévision. Combinée à une stratégie efficace de collecte des recettes, la croissance accélère la consolidation budgétaire.
Le ratio dette/PIB devrait baisser sous la barre des 40 %. La mise à jour de la notation souveraine du Bénin tient compte des déficits courants toujours importants, la faiblesse du PIB, et la focalisation économique relative dans quelques moteurs de croissance, à savoir la zone économique spéciale de Glo-Djigbé et le port de Cotonou et de sa forte exposition au voisin nigérian.
Les perspectives économiques du pays restent solides
En 2024, la croissance réelle du PIB a bondi à 7,5 %, bien au-dessus des prévisions de l’agence Standard & Poor’s fixées à 6,4 %. L’agence de notation financière prévoit une croissance de 6,1 % pour 2025-2028, mais elle voit un potentiel encore plus élevé, notamment en 2026 avec le lancement du champ pétrolier de Sèmè et de la mine d’or de Perma, qui stimuleront les exportations.
Les autorités prévoient une croissance du PIB réel légèrement plus forte de 7,5 % pour cette année. Grâce à ses atouts logistiques, le Bénin est un important carrefour commercial pour la région de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et devrait bénéficier d’une intégration croissante.
Bien que le Bénin affiche l’une des plus fortes croissances du PIB d’Afrique, son PIB par habitant (1.640 dollars en 2025) reste parmi les plus faibles du groupe de référence «BB-», reflétant un important secteur informel et une économie étroite. Cela limite le développement du secteur financier, avec de faibles dépôts des ménages et une expansion lente du crédit. En conséquence, l’investissement public reste essentiel pour stimuler et favoriser la croissance économique. De plus, les risques – notamment les menaces terroristes dans le nord, l’effet potentiel de la faible croissance du Nigéria et les vulnérabilités climatiques – pourraient peser sur les perspectives de développement du pays.





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