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Tchad : Une amnistie générale en prélude du dialogue national

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Le gouvernement de transition a annoncé l’amnistie générale à 257 prisonniers après un conseil des ministres présidé par Mahamat Idriss Deby.

Cette amnistie devra permettre d’organiser un dialogue national inclusif. Cette décision concerne des personnes condamnées pour des faits d’acte de terrorisme, de complicité, de recrutement et d’enrôlement des mineurs dans les groupes armés et 39 autres condamnés pour des faits d’atteintes à l’intégrité de l’État et de délits d’opinion.

Pour Abdéramane Koullamalah, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, cité par l’AFP, «cette décision s’inscrit dans la logique de l’appel lancé, par le chef de l’État, à l’endroit des groupes politico-militaires pour participer à la construction d’un Tchad nouveau». 
Béral Mbaikoubou, conseiller de la République, salue cette décision qui pour lui est un pas de franchi vers le dialogue. Il craint toutefois que ce geste serve de mauvais exemple à ceux qui veulent faire de la guerre une culture de rente. « On ne peut pas se permettre de prendre des armes comme première solution à nos problèmes en comptant sur l’impunité qui finit toujours par s’arranger lors de ce genre de discussions », a souligné Béral Mbaikoubou.

Pour l’opposant Dr.Nasra Djimasngar, secrétaire général du parti Un Nouveau Jour, c’est un geste d’apaisement mais qui ne règle pas le problème de fond. Il estime que le pardon doit être accordé par ceux qui ont subi les affres de la guerre dans leur chair.

« Amnistier veut dire pardonner et s’ils ont le pardon par rapport à tout ce qu’ils ont commis, mais le dialogue n’a pas de sens », a déclaré Dr. Nasra Djimasngar.

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